Le clap de fin des matches préparatoires s’est joué avec la Norvège, vainqueur (7-2) de l’Afrique du Sud.  Les derniers matches de préparation sont terminés. Maintenant, place à la compétition. Et suivant les continents, elle ne s’est pas joué au même moment.

23 mois pour les équipes européennes qui ont joué leur dernier titre en Juillet 2017 (Euro), quand pour les autres continents, tout s’est joué plus récemment, dans leurs coupes intercontinentales. Pas de deuxième chance avec une phase de qualification. C’est la compétition continentale qui donne le ticket mondial. Le plus souvent en d’Avril à Octobre 2018 suivant les zones concernées, soit huit mois depuis la dernière compétition.

Le niveau des qualifiés est plus récent.

Les champions des autres continents de Novembre 2018.

Si on doit réfléchir en appliquant le principe : “les matches amicaux sont différents des matches de compétition”, on voit que les Equipes de l’UEFA sont moins à jour d’un véritable niveau.

Voyons ce qui se passe pour les autres confédérations membres de la FIFA.

Pour la Conmebol, les deux premiers de la Copa América sont le Brésil (7e titre sur huit) qui n’a perdu qu’une fois le titre et le Chili, pays organisateur, très rarement primé.

Donnant du crédit à l’idée que les fées sont bienveillantes lorsqu’on prend en charge l’organisation. Idée forte en France d’autant que les Pays-bas, organisateur de l’Euro en 2017, 12e mondial, ont réussi l’exploit d’avoir un stade “orange” et un titre européen, pris à l’Allemagne, qui cherchait son huitième titre, et 6e consécutif.

Un Brésil vainqueur mais pourtant dramatique quand elles dorment, (18v, 3n, 15d). Condamné par tous pour ce Mondial et pour incondamnable quand on voit la qualité individuelle de ses 23. Redoutable en compétition même si elle ne sont jamais payées mais qui pourrait l’être cette année.

L’Argentine, surprenant vainqueur en 2006, s’est qualifié dans un play-off face au Panama.

Pour la Concacaf, ce sont sans surprise les USA (8 titres sur 10) et le Canada, qui ont réussi à bousculer leurs voisines américaine en 1998 et 2010. La Jamaïque prenant une 3e place inattendu alors que la faible Mexique qui se réorganise et le Costa Rica, présent en 2015 restent en rade. C’est le Panama qui croira en sa chance, avec une  4e place, perdant son ticket pour le Mondial dans un play-off avec l’Argentine.

La Nouvelle-Zélande, membre de l’Océanie, est toujours qualifiée. Au sein d’une confédération qui s’occupe plus du ballon oval que celui rond. Face à une faible opposition locale qui porte des noms à faire rêver les agences de tourisme exotiques, depuis que l’Australie appartient à la forte confédération asiatique (avril 2018) qui envoie au Mondial cinq équipes. Le Japon (Champion 2014, 2018), l’Australie (argent) leaders devant la Corée du Sud (5e), adversaire de la France, qui a éliminé la Corée du Nord en phase de groupe, la Chine (Bronze) et la Thaïlande, surprenante 4e.

Un Japon qui a remporté le titre Mondial 2018 en U20 devant l’Espagne. La France terminant quatrième.

Reste la Confédération africaine (Novembre 2018) qui a donné un ticket habituel au Nigéria (11e titre), finaliste du Mondial U20 en 2014. Accompagné du Cameroun qui possède une forte colonie de sélectionnée en France (8) et de l’étonnante Afrique du Sud qui avait poussé les nigériennes dans leur dernier retranchement en finale (0-0, tirs au but).

Absence de la Corée du Nord

Au niveau international et en comparant avec les Mondiaux de jeunes (U17 et U20), il manque surtout la Corée du Nord, absente au plus haut niveau depuis 2012 pour des raisons de dopage et qui reste une très forte nation dans cette tranche d’âge, championne du Monde U20 en 2016 face à la France, finaliste en 2014. Des joueuses qui avaient l’âge d’être dans ce Mondial 2019.

Le Brésil, magnifique au Mondial 2015 et JO 2016 à la maison.

Le 8e titre pourrait être brésilien. Une excellente équipe qui a dormi depuis les JO 2016 (18 victoires, 3N, 15 défaites) avec des joueuses incroyables qui devraient se réveiller au Mondial 2019, après une demi-finale des JO 2016 à la maison perdue quand le doublé avec les hommes s’annonçaient.

Trop de RDV manqués (Argent JO 2004 et 2008, Bronze 1999, et Argent Mondial 2007) pour trop de talents. Des joueuses d’expérience. Le Brésil pourrait se réveiller en France dans un pays qui ne peut qu’apprécier son style de jeu quand l’Olympique Lyonnais, en plus devient brésilien avec les arrivés de Juninho et Sylvinho. Des concurrentes sérieuses au titre.

William Commegrain Lesfeminines.fr