En direct sur W9 (16 heures). Si la préparation de Corinne Diacre s’est faite sur 21 matches (15V, 3N, 3D) depuis son intronisation à la tête des Bleues (Septembre 2017) mais le premier RDV du Mondial commence cet après-midi, au stade de la Source d’Orléans.

Club de Ligue 2 et terrain habituel de deux hommes du football féminin : Bruno Bini (ex-sélectionneur des Bleues) et Reynald Pedros, coach de l’OL.

Après une période de 18 mois où cinquante joueuses ont postulé à une place, les 23 de Corinne Diacre sont maintenant connues depuis le 2 Mai. Il s’agira là, donc, du premier match de ce groupe d’élite fait de joueuses certaines d’être les représentantes des Bleues au Mondial. Un groupe qui a démarré le 9 Mai, quand elles se sont retrouvées pour un premier stage en Bretagne, complété mardi dernier, par les lyonnaises (sept), arrivées après leur sixième victoire en Women’s Champions League contre le FC Barcelone (4-1).

La Thaïlande fait toujours un exploit.

Ce sont donc les Bleues du Mondial 2019 qui joueront pour la première fois avec l’objectif Mondial, devant un stade à guichet fermé contre la Thaïlande, habituellement 5e pays qualifié de la zone Asie mais qui a réussi l’exploit d’aller jusqu’en 1/2 finale de la compétition qualificative asiatique, battue pour l’accès en finale, après un match très serré contre l’Australie (6e FIFA).

Les “Chaba Kaew” qui semble signifier “éléphants de guerre” se préparent à leur second mondial, bénéficiant de l’ouverture de la compétition à 24 équipes depuis le Mondial canadien de 2015. Pourtant, là où d’autres ont subi trois défaites en phase de groupe dans cette période de découverte, les thaïlandaises, toutes issues du championnat national, ont réussi à obtenir une victoire (Côte d’Ivoire) pour deux défaites face à des équipes au lourd palmarès, l’Allemagne (0-4) et la Norvège (0-4).

Sans ambition face à la France, elles pourraient cependant poser des soucis qui empêcheraient les Bleues à enclencher un score conséquent qui devraient pourtant être la sanction de la rencontre.

Cette rencontre devrait donner une autre précision. Ce match est le premier des françaises en mode compétition. En effet, qualifiées d’office en tant que pays hôte, les Bleues ont rencontré des équipes qui ont joué un match amical. Là, la partie sera toujours “friendly” mais bien plus près du “mode compétition”. Une information pas inutile à quinze jours de la compétition.

Le groupe des Thaïlandaises leur laisse peu d’espoirs.

On peut cependant penser que si les Thaïlandaises souhaitent réussir leur Mondial, elles réserveront leurs forces pour lutter contre la Suède et les USA. Deux morceaux inatteignables, ne leur laissant l’espoir que face au Chili, encore défaite en préparation, pour obtenir une des quatre meilleures places de troisième qualificatives pour des 1/8e.

Quoi que le bilan actuel des asiatiques laisse autant d’espoirs aux chiliennes de la gardienne du PSG. Dix défaites consécutives pour l’équipe asiatique.

Les Bleues, entre le genre féminin et la compétition.

Des Bleues, qui se trouvent bien plus près d’être des femmes que des joueuses. Une volonté très marquée de la France de mettre la priorité sur le mot “féminin” plutôt que sur celui de la compétition sportive.

Un phénomène que ne l’on retrouve dans aucune autre compétition sportive et qui sera la signature française de ce Mondial.

Amandine Henry, la capitaine des Bleues, ne dit par autre chose au journal l’Equipe “Les gens veulent nous découvrir en tant que footballeuses mais aussi en tant que femmes et je trouve ça intéressant.”

Un match qui se jouera entre envies de s’exprimer sur le terrain ensemble pour commencer à vivre les premières émotions de l’événement et la fatigue de la préparation avant de rencontrer une seconde équipe asiatique, la Chine à Créteil (31 mai, 21h.).

Deux matches qui prépareront au mieux, les Bleues, pour le match d’ouverture du Mondial face à la Corée du Sud (7 Juin) et dont Eugènie Le Sommer (meilleure buteuse française en activité) sera absente du premier acte, pour une petite fatigue qui a généré une décision plutôt préventive, sans incidence sur sa suite dans le Mondial

Un match d’ouverture que Corinne Diacre redoute sur le plan émotionnel. Une ouverture du Mondial à la maison. D’où certainement, cette préparation face à deux des cinq équipes asiatiques qualifiées pour le Mondial 2019.

William Commegrain Lesfeminines.fr