La Nouvelle-Zélande avait lancé l’exercice, produisant une vidéo pour annoncer les 23 Black Ferns où chaque joueuse était annoncée soit par une star féminine, soit par une proche parenté, soit par des journalistes à forte renommée. La couleur de l’hymne national, sans les mots et l’harmonie mais avec le même sentiment de représenter la mère-patrie, pour eux, au bout du monde. 18.974 Kms séparant les deux capitales, Paris à Wellington.

Un effort d’originalité inattendu pour un sport secondaire où les Blacks Ferns répètent leurs participations au Mondial depuis 2007 grâce à leur domination en zone Océanie, favorisée par le transfert de l’Australie dans la confédération asiatique ! Des qualifications face aux Fidji, Îles Cook,Îles Salomon, Samoa américaines prêtant plus à l’écriture romanesque d’un voyage qu’à la difficulté sportive en soi.

Seulement, le message est envoyé. Comme un avion en papier, afin de créer un lien d’originalité que les joueuses néo-zélandaises, évoluant dans les championnats étrangers, 19e FIFA, chercheront à valider en dépassant, pour une première fois, la phase de groupe qui leur a toujours été fatale.

L’initiative de l’ancienne colonie britannique devenue indépendante en 1907, au même régime de la Monarchie Parlementaire, a ouvert une voie aussitôt reprise par son ex-grande soeur, l’Angleterre.

L’Angleterre envoie ses commandos ramener le trophée au pays du football. 

C’est avec le Prince William de Cambridge, héritier du Trône d’Angleterre que la sélection débute. Annonçant la capitaine des Lionesses, Steph Houghton. Suivi de David Beckham, la référente radio de la BBC1, Alan Shearer, l’ex-star Kelly Smith, l’artiste Kjt, Sterling, Ian Wright, le gardien Pickford, et le Michel Drucker anglais, James Corden.

Prince William de Cambridge

Il faut dire que le Prince William avait partagé son petit-déjeuner avec toute l’équipe d’Angleterre lorsqu’elles étaient revenues avec la 3e place mondiale. L’esprit français nous interroge sur le suite si les Lionesses venaient à repartir de France avec le titre mondial … Habité par la critique quand les anglais se vêtissent de leur orgueil, ils se pourraient que nos amis-ennemis anglais transforment tout cela en performance princière !

Les USA la joue “étoilée”.

L’Angleterre, la Nouvelle-Zélande quand les USA ont simplement indiqué les 23 sélectionnées en y ajoutant des étoiles. Pour leurs nombre de participation aux différents Mondiaux. Signe aussi prémonitoire de la construction future d’une domination ? Réussie aux JO (5 médailles d’Or dur 6), en dents de scies pour le Mondial, avec 3 titres (1991, 1999, 2015) sur sept d’attribués.

Pour une fois, la France a fait plus simple mais bien plus orgueilleux. Pas moins que la finale mondiale par le Président Nöel Le Graet. Un objectif jamais fixé à l’équipe masculine, le TF1 et ses 5 millions de téléspectateurs quand d’autres se limitent aux réseaux sociaux. Certains disent que les Champs-Elysées ont déjà été réservé.

Conclusion ! Les filles prennent le pouvoir et transforme le Mondial 2019 en une volonté internationale.

Ce Mondial a une grande nouveauté en comparaison de sept autres éditions. Ce n’est pas un pays qui reçoit, ce sont 24 pays qui viennent avec des cadeaux de popularité pour que le genre féminin soit mis en valeur à travers un produit FIFA mondial : la Coupe du Monde féminine de football.

Le rugby avait eu son Mondial féminin en France. En 2014, l’Angleterre l’avait emporté face au Canada après quatre finales mondiales perdues (USA et Nouvelle-Zélande (3). Dans un silence médiatique mondial.

A l’évidence, il existe une transversalité de volontés nationales commune à mettre en avant le genre féminin et d’utiliser le football féminin comme fer de lance pour ce Mondial 2019. Ne voyez pas autrement les records récents de spectateurs en Europe, flirtant les 50.000, quand les championnats féminins décomptent quelques milliers de spectateurs, habituellement, au mieux.

La volonté commune des nations pour le genre féminin, ce sera l’originalité de la Coupe du Monde 2019 en France.

 

William Commegrain Lesfeminines.fr

La sélection des USA.