Pour gagner ce quart de finale retour, il faudra être plus fortes que les anglaises de Chelsea, dominatrices depuis deux saisons Outre-Manche, et pour l’instant 3e du nouveau championnat professionnel anglais. Pas un petit peu, puisque le score à l’aller a été de (2-0) en faveur des Ladies Blues, déjà bourreau de Montpellier la saison dernière, au même stade de compétition.

L’objectif est clair. Le Paris Saint Germain féminin devra faire un match qui dépasse la notion de l’effort pour aller chercher le réconfort d’une demi-finale, en se donnant une confiance incroyable, après avoir remonté un score assez défavorable. Il faut 3 buts parisiens pour aucun encaissé. Sinon, la note devra être plus salée, avec quatre buts pour un encaissé.

Ces histoires de “remontada” du football, qui n’existe quasiment pas en football féminin, ont fait l’Histoire de la compétition masculine et la renommée des équipes qui l’ont réalisé comme des joueurs qui en ont été les acteurs.

Le FC Barcelone avec le PSG en 2016, la Juve face à l’Atletico Madrid en 2019. Beaucoup plus loin mais pour l’histoire, Saint-Etienne en 1974, battue (1-4) par Hajduk Split à l’aller et qui deviendront pour l’éternité les Verts avec un (5-1) dans le chaudron de Geoffroy Guichard. Quelques années plus tard, le FC Metz est allé chercher une qualification à Barcelone (4-1) après avoir perdu à domicile (2-4). Les belges d’Anderlecht n’en sont pas revenus d’emporter l’Aller (3-0) face au grand Real Madrid qui s’est vengé au retour (6-1) et même le PSG, défait (0-3) à Bucarest s’est qualifié sur un (5-0) d’anthologie.

Les remontées d’anthologie existent. Elles ne se prévoient pas. Se construisent souvent en seconde mi-temps, et se bâtissent avec des buts venus d’ailleurs, inattendus, surprenants, donnant le sentiment aux vingt deux acteurs, là des actrices, que le Destin est là ! Une histoire entre le surnaturel et l’esprit. Quand cela se passe comme cela, des perles qui s’enfilent sans raison mais avec raison, même les adversaires rendent l’âme. Il est impossible de lutter contre l’impossible qui se réalise.

Mercredi soir, les parisiennes vont à la rencontre de ce qui fait le sport quand il propose une performance. Une émotion collective qui se construit au fil des minutes donnant au vainqueur inattendu, le ciment de la force et la puissance nucléaire de l’exploit. Une sensation unique à vivre. Un apprentissage qui ne vient que rarement. L’opportunité de vivre une expérience unique et de passer du côté de l’au-delà de la mémoire des gens. Celui du Paradis des Saints et Saintes qui semblent toucher le ciel quand cela arrive.

Pas si facile quand on a des joueuses qui ont l’habitude des matches internationaux (voir liste des internationales). Elles savent trop qu’un match reste un match et qu’il est repoussé par le suivant. L’habitude est la rouille de la Performance. De plus, pour le Paris Saint germain, la garantie d’être présentes la saison prochaine, comme d’habitude depuis 2012, pour l’Europe peut être le somnifère qu’il ne faudrait pas prendre. Le pire serait d’Être raisonnable.

Les Anglaises, internationales anglaises et étrangères, fortes d’expérience ont déjà joué devant des assistances à 45.000 en Angleterre, en finale de la FA Cup. Coachés par Emma Hayes (42 ans, expérience américaine) depuis 2012 maintenant, elles aiment la bagarre.

En 90′, il va falloir quelque chose de Grand à Jean Bouin, demain soir, 19h00 pour passer ce quart.

Quelque chose qui dépasse le football et qui touche à l’humain. S’élever ensemble sur le moment, pour réussir à voir le doute de l’élimination poindre sur les visages des joueuses de Chelsea. Alors, tout sera possible, pour le plaisir si rare de faire un exploit.

William Commegrain lesfeminines.fr

NDLR Le stade sera occupé par les Ultras parisiens, refoulés en Angleterre. On attend 12.000 spectateurs au minimum.

Paris Saint Germain, parmi (source DIJON-PSG dernier match de championnat, footofeminin) :  1-Katarzyna Kiedrzynek (internationale polonaise), 17-Eve Perisset (Int FRA), 15-Emma Berglund (INT SWE), 5-Alana Cook, 12-Ashley Lawrence (INT CAN), 7-Aminata Diallo (INT FRAB), 8-Onema Grace Geyoro (INT FRA), 11-Kadidiatou Diani (INT FRA) (19-Annahita Zamanian (INT FRAU20), 28-Shuang Wang (INT CHN), Sandy Baltimore (INT U19) 9-Marie Antoinette Katoto (INT FRA), 22-Signe Bruun (INT DEN) (10-Nadia Nadim (INT DEN), Entr.: Olivier Echouafni

Non utilisées : 16-Christiane Endler Mutinelli (INT CHI), 2-Hanna Glas (SWE). Rajouter FORMIGA (INTBRA) et HEGERBERG (INT NOR)