Dans des bureaux cosy, entre les Chesterfields et le style anglais des bibliothèques mêlant le merisier massif et les étagères terminées en ogives religieuses, se trouvent les portraits des fondateurs de la Barclay’s Bank, version tableaux de Maître qui aurait pu être affichées au British Museum… Origine de la Banque, 1.690 après JC.

Ca remonte. Et chez nos “amis-ennemis” anglais, quand cela remonte, cela se respecte autant voire plus qu’une religion. Le passé est si fort que les plus huluberlus du Monde se trouvent au Royaume de sa Gracieuse Majesté. Le Ying et le Yang du comportement humain.

On ne sait pas si le décideur du naming du championnat féminin de l’élite anglaise, la Women’s Super League, est plus de l’un ou de l’autre comportement. Entre Tradition et exubérance.

10 millions de Pounds pour des filles en short ! Does it an investment or a crazy décision?

Ce que l’on sait relève du factuel. Le banquier anglais aime son argent. Il est très Suisse sur les bords. Plutôt à l’investir précautionneusement. Et la Banque Barclay’s, après avoir été le Sponsor de la Premier League masculine anglaise de 2004 à 2016, vient d’acheter le naming de la Women’s Super League anglaise jusqu’en 2022 pour la somme de 10 millions de livres, soit un peu plus de 11 millions d’euros. Remplaçant Continental Tyres, sponsor depuis 2012.

De plus, il devient partenaire de la Football Association pour favoriser la pratique du football féminin dans les écoles, source première de potentiels talents.

Enfin, une somme de 500.000 pounds reviendra aux clubs à la fin de la saison, à distribuer selon les positions. Les anglais ont mis, très récemment (2018-2019) leurs clubs et championnats à la mode européenne. Avec un début en Septembre pour une fin en Juin. Onze clubs quand la FA en avait neuf et une ligue fermée.

Sans montée et descente, à l’image de celle américaine avec l’obligation d’être un club professionnel armé d’un budget minimal de 500.000 livres. Seule contrainte pour être exclu du championnat. On a vu apparaître des clubs opportunistes, passés de la 3e division à l’élite, pour constituer un championnat avec : Arsenal, Birmingham City, Bristol City, Chelsea, Everton, Liverpool, Manchester City, Reading, West Ham United, Yeovil Town, Brighton et Hove Albion.

L’Angleterre après avoir négligé le football féminin suit et devance les directives actuelles de la FIFA qui attend de chacun de ses membres d’avoir plusieurs championnats d’élite avant 2022.

Une Angleterre, quatrième nation mondiale, qui lorgne la Coupe du Monde 2019 en France après un titre à la SheBelievesCup 2019 réunissant les meilleures nations mondiales (USA, Japon, Angleterre, Brésil) et se souvenant d’une 3e place au Mondial 2015 qui avait permis aux joueuses de prendre leur petit déjeuner avec le Prince William ! Gourmand le Prince. Non, en tout bien et tout honneur. Bacon & Eggs, only.

Actuellement Chelsea, déjà demi-finaliste de la WCL européenne et adversaire du PSG en 1/4, est le tenant du titre depuis deux saisons, Manchester City (1), Arsenal et Liverpool (2).

La nouvelle ligue s’appellera “the Barclays FA Women’s Super League”.

William Commegrain lesfeminines.fr

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