Le Paris Saint Germain, n’est pas qu’un club de football. Il est une marque. Nouvelle dans l’histoire des marques mais pour autant présente et forte dans le milieu sportif. En mai 2017, le cabinet d’audit KPMG estime la valeur du PSG à 1 milliard d’euros. Lors de la saison 2017/2018, le PSG a vendu prés de 800 000 maillots selon le site wikipédia. Ce sont des chiffres factuels qui place le PSG sur le podium des marques mondiales sportives.

Une marque est une entreprise qui a vocation à la pérennité et à évoluer positivement, au mieux, à deux chiffres. C’est autre chose que du football. C’est plus fort et plus exigeant. Cela impose des engagements à l’égard des salariés, des partenaires, de l’environnement interne de la marque et surtout externe avec la perception émotive des clients à son simple nom.

Le PSG ne peut plus jouer au football sans avoir ces éléments à l’esprit. Fruits d’une politique financière et économique aussi importantes que le sportif. Le terrain, seule “raison raisonnable” de décisions dans le passé européen des grands clubs. Aujourd’hui, un des éléments tactiques dont les joueurs, joueuses et coaches sont des acteurs opérationnels. Le PSG est devenu cela.

A la différence de l’Olympique Lyonnais, version féminine ; les filles du Paris Saint Germain qui vont s’opposer dans un quart de finale aller à Chelsea, viennent avec cet environnement là dans leurs bagages.

Soit, la défense et la mise en valeur d’une marque qui doit avoir un rôle de leadership sur le plan européen pour exister mondialement.

ALLER CHERCHER LA PERFORMANCE.

Les féminines du Paris Saint Germain ne sont pas à la hauteur d’un tel enjeu. C’est une évidence lorsqu’elles n’arrivent à se défaire de Dijon, club montant et mal classé, que dans les cinq dernières minutes (88′ et 95′) d’un match de football normal de la D1F. Faisant constater que Dijon a tenu la dragée haute au second du championnat, à quelques jours de l’Europe.

A l’inverse, le sport ne s’écrivant pas au passé mais d’abord dans le présent, c’est avec cette vérité qu’elles doivent faire exploser, qu’elles peuvent inscrire leurs qualifications dans le cadre d’une performance à réaliser.

Ce ne sera pas simple car le problème du football féminin se situe dans la performance, rare et difficile à réaliser. Les niveaux étant souvent à l’avance, actés. Le PSG de Farid Benstiti avait réussi en 2015, en éliminant l’Olympique Lyonnais, le VFl Wolfsburg dans son parcours. Les deux meilleurs clubs européens. Trop tôt pour que cela donne une valeur émotionnelle à la marque féminine. Assez tôt comme performance sportive avec une finale européenne, trois ans après avoir construit une ambition de leadeur, dans un football européen où les contrats garantissent les joueuses mais bloquent les transferts, sans rentabilité économique à court et moyen terme.

Pourtant la configuration de la suite européenne à venir donne au PSG la possibilité de chercher la performance qui crée de l’émotion et met la marque au summum de son identité.

Ce quart de finale face à un autre club anglais qui a pourfendu la marque PSG chez les hommes (Manchester United) lors du 1/8e retour et la demi qui suivra, avec l’Olympique Lyonnais ou Wolfsburg en adversaires déjà connus, donnent au féminines du PSG ce cadre de l’exploit et de la valorisation de la marque. Là, un quart contre l’Angleterre féminine. L’Angleterre, 4e FIFA juste derrière la France, terre concurrente du football féminin, 3e au dernier mondial 2015 et qui se pose en vainqueur potentiel d’un tournoi mondial qui se passera en France en Juin prochain (7 Juin – 7 Juillet).

Avec le FC Barcelone ou le Bayern de Munich en candidats à la finale de l’autre côté du tableau, il y a de l’identité à prendre. 

Souvenez-vous que les féminines avaient eu la même opportunité -réussie sur le fil (0-1)- en jouant le FC Barcelone féminin en 1/4 de finale de la WCL, après la remontada des coéquipiers de Messi (2016) qui est restée dans l’Histoire, donnant même un caractère “générique” européen à ce mot emprunté à la langue espagnole. “Remontada !” Une opportunité qui s’était arrêtée sur un (7-1) historique et surprenant subi à Lyon.

Une opportunité que les Aminata Diallo, Kadidiatou Diani, Irène Paredès, Eve Perisset, Marie-Antoinette Katoto, Wang Shuang, ne retrouveront pas de sitôt dans leur parcours de vie.

Implanter et défendre une marque au plus haut niveau européen. La première marche se jouera à Londres, au Cherry Red Records Stadium, Kingston, jeudi 21 mars 2019, 20h05 pour un retour au Parc des Princes, le 28 mars 2019.

Les féminines du PSG ne sont pas que des joueuses. Elles sont les cadres supérieures de la marque PSG. Il faut qu’elles fassent le job, cela ne sera pas sans influence sur leur parcours professionnel après le football. A la différence des Hommes, ce n’est pas avec leur revenu qu’elles assureront leurs arrières, mais avec leurs performances, reconnues comme identité leur donnant un avenir aussi brillant.

William Commegrain lesfeminines.fr