Aux mains de Jean-François Niemezcki, double vainqueur de la Turkish Cup, la France B créée en 2014 commence à avoir un passé significatif avec une quinzaine de joueuses dans la dernière liste de Corinne Diacre.

L’intérêt de la France B.

Sans France B, par d’oppositions internationales pour la D1F et ses joueuses. Une joueuse de football féminin française n’a pas cinquante occasions de faire des matches internationaux.En fait pour une joueuse de football féminin française de la D1F, la seule possibilité internationale se trouve dans l’Equipe de France B dès lors que l’on a dépassé les 20 ans. D’où l’importance de cette sélection quand certains autres pays ont crée une Equipe nationale U23 pour continuer à mettre en contact internationale leurs jeunes pousses prometteuses.

En effet, depuis 2012, seul Montpellier a réussi à prendre une second place européenne (2017), sinon l’exclusivité revient à l’Olympique Lyonnais et au Paris Saint Germain.

Deux clubs où évolue au minimum 50% d’internationales étrangères dans le onze de départ. Reste 50% à prendre, desquels il faut retirer les titulaires en Equipe de France A. En général, si les très bonnes joueuses arrivent à percer, une bonne joueuse française n’aura que le banc- au mieux- pour jouer en s’opposant à des joueuses internationales étrangères.

Une équipe récente avec des statistiques rêvées.

Lancée en 2014, par Philippe Bergerôo constatant une évolution du nombre de joueuses françaises à modeler au niveau international, l’Equipe de France B a un parcours de 30 rencontres pour 23 victoires, 3 nuls et 4 défaites avec un période difficile de 3 défaites sur quatre matches de mars 2016 à mars 2017 (Bosnie-Herzegovine, Belgique, USA U23).

Sinon, depuis le 3 mars 2017 contre la Croatie, c’est une période de 17 victoires consécutives ! Une statistique à retenir même si les adversaires sont modestes. L’erreur serait grande de comparer les résultats des B pour les mettre au niveau des A. La Croatie, Hongrie, Irlande du Nord sont éloignés au classement FIFA, sans parler de la Jordanie comme du Kazakhstan.

Limiter les adversaires de l’Equipe de France B aux derniers de la classe des Equipes A est toute autant inexact. On trouve sur le chemin de ces Bleues l’équipe U23 américaine, norvégienne, suédoise comme la Belgique A de Janice Cayman (Montpellier), classée au début du Top 20 mondial.

Il existe un Bordeaux Entre-Deux-Mers méconnu. Il existe une Equipe de France B “Entre-deux-eaux”.

Pour la France, deux tournois : La Turkish Cup et la Manga U23.

L’explication en est simple. Les équipes A sont toutes occupées à jouer les tournois prévus aux dates FIFA et se rencontrent entre Equipe A lors des périodes internationales. L’Equipe de France B a sur son calendrier un tournoi à jouer. Celui de la Turkish Cup qu’elle vient de remporter pour la seconde fois en l’emportant sur le Kazakhstan (3-0), l’Irlande du Nord (3-1) et la Jordanie (10-0) pour terminer par un score fleuve contre la Roumanie (7-0).

La saison dernière, elle s’était aussi produite au tournoi de la Manga U23, l’emportant avec des joueuses dans la limite d’âge sur la performance de 3 victoires contre la Norvège, l’Italie et la Suède (13 buts marques – 2 encaisses).

Après quatre ans plein d’existence, peu de joueuses ne sont pas passées par la B.

Sur la dernière sélection, à part Marie-Antoinette Katoto, Kadidiatou Diani et Grace Geyoro pour les jeunes qui ont fait directement le saut des U20 en A, toutes sont passées en B dès lors que la sélection a commencé à exister. Même Amel Majri (2) et Wendie Renard (1).

Sont passées par les B, Pauline Peyraud Magnin (4), Estelle Cascarino (6), Hawa Cissoko (5), Sakina Karchaoui (7), Marion Torrent (9), Aissatou Tounkara (4), Viviane Asseyi (11), Delphine Cascarino (4), Valérie Gauvin (8), Ouleymata Sarr (8). Charlotte Bilbault est celle d’ailleurs qui détient le record actuel de sélections en B (15) alors que Maeva Clemaron (1) en possède le moins.

Selon le site footofeminin, Julie Debever seraient passées par une Equipe de France A’ créée pour un match en 2009 face à la Tunisie.

Seules Amandine Henry, Gaetane Thiney, Elise Bussaglia et Sarah Bouhaddi ne sont pas passées par les B.

Surprise. Solène Durand, sans sélection pour les A mais avec plusieurs convocations, n’a pas une sélection en B.