Le match entre le Paris Fc et l’Olympique Lyonnais a réuni pour la 5e fois les jumelles Cascarino, séparées depuis 2017. 22 ans depuis peu, après le match, elles ont traversé ensemble la zone mixte. Le sourire aux lèvres. Collée l’une à l’autre.

Delphine, pleine de talents est devenue l’attaquante titulaire sur le côté droit à l’Olympique depuis 2 saisons. Ce qui n’est pas une mince affaire, couronnée par 7 sélections en A quand Estelle, défenseur titulaire au Paris Fc depuis trois saisons (1 sélection), est chargée avec son pied gauche, d’annihiler toutes les initiatives de sa soeur jumelle.

Il y avait quelque chose de très “football féminin” dans leur attitude et comportement quand elles sont passées “en coup de vent” dans les travées de Charlety.

L’Ol s’était imposée au PFC (1-4) mais plus rien n’existait de ce match entre les deux soeurs. Estelle devant, ouvrait la marche avec un caractère tenu et têtu qu’on lui devine. Un souffle en retrait, se tenait Delphine, plus légère. Un doigt sur l’épaule de sa soeur, à avancer, liée.

Elles semblaient unies et indivisibles. Elles s’en sont allées sans se poser de question.

Il y avait plus que des retrouvailles dans ce moment. Comme un Ying et un Yang qui se recolle. Bousculées par les kilomètres entre Paris et Lyon et qui là, naturellement, se refondaient instantanément pour ne former qu’un. L’une plus déterminée devant, l’autre plus réservée derrière. L’une qui agit d’abord, l’autre qui ressent avant.

Delphine explose de talents et sera certainement une très grande étoile mondiale. Estelle, jouera ses matches différemment. Dans le combat.

Estelle, face à l’Olympique Lyonnais, a fait un très bon match, plein d’allant. Poussant plus d’une fois en sortant de sa zone de confort. Allant chercher des ballons de relance quand son premier “job” est d’annihiler toutes les initiatives offensives adverses. Elle a légitimement été appelée par Corinne Diacre, en substitution de la blessure de Griedge M’Bock.

Les voilà, toutes les deux réunies pour seulement la seconde fois en A, après avoir tout connu ensemble chez les jeunes, avec un Euro et une médaille d’Argent au Mondial 2016.

Je n’avais qu’une seule pensée pour ces deux joueuses, jeunes et plein de talents à exprimer.

Unies et indivisibles. La cohésion parfaite entre un Ying et un Yang.

William Commegrain lesfeminines.fr