Le Comex, la structure décisionnelle de la FFF, a décidé sur le tard du lieu de la finale de la Coupe de France féminine 2019 (mercredi 8 mai à 21h) en choisissant Châteauroux et le stade Gaston Petit.

L’annonce était attendue, un peu plus tôt qu’au stade des demi-finales faisant s’opposer le petit poucet Grenoble Foot 38 (D2F) à l’Olympique Lyonnais, neuf fois vainqueurs, favori pour récupérer son titre perdu en 2018 face au PSG ; et le Paris FC, favori de la seconde demi-finale, qui recevra le Losc, depuis 3 saisons en D1F.

L’occasion de voir un peu mieux la différence entre “le football féminin de la ville” et celui “de la campagne”. Julien Bernard, le responsable de la section féminine de la Berrichonne de Châteauroux, nous communique son plaisir.

Sept ans versés dans le milieu du football féminin qui ne lui ferait pas retourner dans le football masculin, grâce à “la volonté continuelle des filles à s’améliorer et à s’investir” dans cette passion ne l’empêche pas de connaître la réalité de ce football des campagnes. “Nous sommes dans un département un peu désertique avec 220.000 habitants, ce qui nous amène à avoir des filles, venant d’ailleurs, qui font plus d’une heure et demi de route pour jouer dans notre équipe, juste en dessous de la D2F avec seulement 720 licenciés féminines dans le département” Précisant qu’elles ne sont que deux à habiter Châteauroux.

Une carte postale qui pourrait se dupliquer partout en France. Le football féminin rencontrant les difficultés de constituer des équipes de quinze joueuses pour jouer un championnat. Expliquant les 160.000 pratiquantes annoncées par la FFF, partie de 27.000 en 2011 et qu’on ne retrouve pas dans de nouvelles équipes inscrites en championnat. Chiffre essentiellement fait de très jeunes pratiquantes en découverte.

Dans ce cadre, il faut voir la finale de la Coupe de France comme “un superbe coup de projecteur” local qui met en avant le football féminin mais aussi le football de la Ligue Régionale, région Centre Val de Loire, qui a vu son “poulain” remporter la mise de l’épreuve.

La Berrichonne de Châteauroux, club de Ligue 2 naviguant entre le National et la Ligue 1, ayant peu de chances de pouvoir postuler à un tel évènement chez les hommes. Un constat juste pour le Berry comme pour l’Orléanais (US Orléans) et la Touraine (FC Tours).

Un ensemble régional qui devrait pouvoir remplir sans souci Gaston Petit, annoncé pour 17.072 places et qui devrait descendre à 15.000 compte tenu de la place nécessaires au média télé pour diffuser. Des aficionados qui devront être trouvés localement, compte tenu que les clubs de D1F n’amènent pas des troupes de supporters au-delà des 300.

Un ensemble à puiser dans les évènements à venir. La région recevra, un peu plus tôt, l’Uruguay à Tours (4 mars) et la Thaïlande à Orléans (8 Avril) dans le cadre de la préparation au Mondial 2019 (7 Juin- 7 Juillet).

Trois belles occasions d’aller voir du football féminin et les Bleues dans leur parcours de préparation au Mondial en France.

William Commegrain lesfeminines.fr