Enfin, la première pierre de l’édifice de la Coupe du Monde 2019 va être lancée ce samedi 8 décembre à 18h00, dans le magnifique lieu de la Seine Musicale à Boulogne Billancourt, sous les caméras en direct de Canal Plus.

Corinne Diacre ne s’en cachait pas lors de ses différentes conférences de presse précédentes pour les matches de préparation. Ces mots tournaient autour de cette idée : “Qui va être versé dans le groupe A ? Et quels seront les adversaires potentiels en cas de qualification ?”.

  • Il est bon à savoir que dans les six groupes de la compétition, deux équipes de la même confédération ne pourront pas s’y retrouver à l’exception de l’UEFA qui a qualifié neuf équipes. On va donc retrouver dans trois groupes deux équipes UEFA.
    • Le chapeau 1 contient 3 équipes de l’UEFA (France, Allemagne, Angleterre). Le chapeau 2 en contient quatre (Pays-Bas, Suède, Espagne, Norvège). Le chapeau 3 contient l’Italie (16e) et l’Ecosse (20e) et le chapeau 4 n’en contient aucun.
    • L’idéal pour une équipe de l’UEFA serait de rencontrer une équipe européenne du chapeau 3, soit l’Italie et l’Ecosse. Plus en retraits en comparaison des Pays-Bas (championne d’Europe), de la Suède (argent Jeux Olympiques), Espagne en pleine verve au niveau des jeunes et la Norvège (argent Euro 2013).
  • Le chapeau 2 est très relevé avec le Japon, Brésil, Pays-Bas, Suède, Espagne, Norvège. Trois champions continentaux en font partie (Japon, Brésil, Pays-Bas). Ce qui rendra difficile le groupe qui aura une troisième équipe relevée (la Chine, la Nouvelle-Zélande).
  • Le chapeau 4 présente une difficulté : le Nigéria mais chaque équipe, préparée pour faire trois matches, donnera tout pour réaliser l’exploit du Cameroun (1/8e de finale en 2015).

On retiendra que la Suède qui était tombé dans le groupe de la mort avec les USA et le Nigéria est passée tout juste comme quatrième meilleur troisième pour s’écrouler le tour suivant. D’un autre côté, les USA avaient été incroyables dans les derniers tours avec un (5-2) en finale mondiale pour récupérer leur titre.

Des matches à élimination directe plus nombreux

Pour cette 8e édition du mondial féminin de football, ce sont 17 des vingt premières équipes au classement FIFA qui se sont qualifiées pour une compétition à 24 équipes, comme lors des mondiaux masculins. Seconde édition avec un tel volume, lancée en 2015 au Canada et qui avait vu le Japon affronter pour la troisième fois de rang (mondial 2011, JO 2012, Mondial 2015), les USA en finale dans une compétition où ce sont insérées des 1/8e comme matches éliminatoires. Un tour de plus, pour un risque de plus. Important quand on sait que les JO et les championnats continentaux (Euro, Coupe d’Asie, Gold Cup, Sub América) ne s’ouvrent qu’à douze équipes continentales ou mondiales.

Une des clés de cette compétition se trouvera donc dans la capacité athlétique.

Un titre possédée trois fois par les USA (1991, 1999, 2015) favori tout en sachant qu’elles n’ont jamais réussi à avoir deux titres consécutifs. Performance réussie deux fois par l’Allemagne (2003, 2007) qui a raté le triplé historique en tant que pays hôte en 2011. La Norvège s’est insérée dans ce programme historique en 1995 et le Japon, fait de joueuses techniques et non pas physiques a explosé au Monde en 2011 avec le titre.

William Commegrain lesfeminines.fr

  • Chapeau 1 : France, USA, Allemagne, Angleterre, Australie, Canada
  • Chapeau 2 : Pays-Bas, Suède, Norvège, Brésil, Japon, Espagne.
  • Chapeau 3 : Chine, Thaïlande, Corée du Sud, Italie, Ecosse, Nouvelle Zélande
  • Chapeau 4 : Nigéria, Cameroun, Afrique du Sud, Chili, Argentine, Jamaïque