Le groupe A de la France est la copie conforme du groupe C lors du Mondial 2016. Le Ghana et la Nouvelle Zélande étaient déjà sur le chemin des Bleuettes. Seule différence, notable .. Le quatrième en Papouasie Nouvelle Guinée s’appelait les USA alors qu’en Bretagne, ce sont les Pays-Bas qui termineront le chemin des filles de Gilles Eyquem.

Le Ghana

Pour son premier match en fin de journée (dimanche 5 Août, 19h30), les Bleuettes vont devoir faire face à une équipe africaine, leader sur son continent, qui avait fait (2-2) pour leur second match face à la France en 2016. Une équipe qui avait bousculé les certitudes françaises, plutôt contente d’avoir réussi un (0-0) contre les USA lors de leur première journée.

Un bilan, après deux matches, qui n’était pas celui attendu néanmoins. En raison des Blacks Princesses qui n’avaient pas accepté leur courte défaite contre la Nouvelle-Zélande (0-1).

Une équipe de caractère puisqu’elle terminait ses matches de groupe contre les USA sur un résultat flatteur (0-0).

Deux mondes en football féminin. Le continent africain qui joue au football populaire. Les américaines qui jouent au football, vu comme un sport “élitiste” de l’autre côté de l’Atlantique.

Le Ghana est éliminé après deux nuls contre des équipes du Top 10 mondial (France et USA) et seulement une courte défaite face à la Nouvelle-Zélande. Il y a pire comme situation.

Les Blacks Princesses ne doivent pas être pris à la légère. Gilles Eyquem le sait bien, lui qui recherchait des vidéos des africaines, soulagé de trouver des observateurs qui puissent voir leurs deux matches amicaux en Espagne.

Avec le coach des A à la tête des U20, une sélection mondialiste, la tonicité offensive des premiers matches, le Ghana est un adversaire redoutable.

La Nouvelle-Zélande.

A chaque compétition internationale, les équipes néo-zélandaises sont qualifiées. Versées dans la zone Océanie que l’Australie a quitté pour l’AFC, elles se qualifient sans souci pour les mondiaux comme les JO.

Pour autant, elles prennent toujours l’eau. Notamment contre la France (4-0 en 2014, 2-0 en 2016). On voit mal ce football féminin poser un problème aux Bleuettes, notamment dans cette catégorie d’âge, où elles restent dans l’Île, ce qui est moins vrai en A, où après leur formation scolaire, elles vont jouer dans des pays anglophones comme l’Australie, les USA voire la France (Bordeaux).

La récente démission du sélectionneur des A, l’Autrichien Andreas Heraf, à la demande de 12-13 joueuses refusant leurs futures sélections, reprochant au coach du «harcèlement, de l’intimidation et la culture de la peur» dans le management du technicien, en fonction depuis seulement décembre dernier. Tout cela n’est pas un indicateur de performance.

Le passage de l’anglais John Herdmann n’est plus qu’un lointain souvenir. Lui qui a acquis sa renommée avec le Canada féminin (bronze JO 2012 et 2016) pour prendre en main les destinées du Canada masculin.

Les Pays-Bas

Les bataves sont l’équipe des premières fois.

En 2015, elles jouaient pour la première fois un Mondial A et sortent en 1/8e de finale contre le Japon, futur finaliste (1-2), après avoir fait l’exploit de sortir du groupe.

En 2016 pour la qualification aux JO, elles sont éliminées de peu dans un play-off redoutable qui opposait la Norvège, la Suède, la Suisse et les Pays-Bas. Hôte de ce tournoi inattendu organisé à la hâte pour trouver le quatrième européen des JO de Rio, après l’Allemagne, la France et l’Angleterre, qualifiés pour leur parcours au mondial.

En 2017, pour leur première organisation d’une compétition internationale, elle remporte l’Euro avec brio devant 30.000 spectateurs qui transforment le stade en Oranje, avec une grande première : voir sans apparition précédente, une joueuse néerlandaise, Lieke Martens, déclarée The Best FIFA 2017.

Chez les jeunes, en 2014, elle remporte l’Euro des U19 et font deux demi-finales en 2016 et 2017. Sortant cette année en 2018, en phase de groupe sur la dernière rencontre face à la Suisse.

Voilà une nation sans championnat notable, sans club européen comparé à la France mais qui possède un meilleur palmarès : Euro U19 et Euro A.

Ayant déjà bousculé la France en 2017 en prenant la première place du groupe, obligeant les Bleuettes à attendre de se qualifier comme meilleur second, les Oranje est l’équipe qui monte en Europe.

Des adversaires à prendre en considération pour une équipe des Bleuettes qui va se former au fil de la compétition, notamment en gérant le meilleur en phase de groupe.

William Commegrain lesfeminines.fr

le calendrier des Bleuettes.