La saison dernière, la demi-finale retour de Manchester City face à l’OL avait été de grande qualité puisque les anglaises s’étaient imposées (0-1) au Parc OL sur un but de Carli Lloyd, star américaine (meilleure joueuse FIFA 2015 et 2016) qui avait voulu connaître l’esprit de la WCL. Maintenant retournée aux States.

Les lyonnaises étaient passées en finale grâce à leur excellent (1-3) acquit au premier round à l’extérieur sur un pénalty de Saki Kumagai (2′, 0-1), suivi de Marozsan (17′, 1-2) après qu’Asllani ait réduit le score (1-1, 10′), aggravé par Eugènie Le Sommer (68′, 1-3).

La défaite au Parc Ol avait été une surprise, il ne faudrait pas que cela soit un avertissement.

Se méfier de l’esprit anglais.

Manchester City, version 2018 marque beaucoup de buts sur le plan européen, avec notamment un (2-5) à l’extérieur en quart de finale retour contre l’expérimenté Linkoping, même si le club suédois a rarement dépassé le stade des quarts de finale de la Coupe européenne.

Le second du championnat derrière Chelsea (-3 points avec un match en moins) qui a tout du leadeur imbattable dans cette nouvelle League Pro faite de franchises à l’américaine (pas de clubs qui descendent) a des armes à faire valoir, notamment le spirit English qui a le don de se mettre en valeur face aux couleurs Bleues, blanches et rouges.

Constituée quasiment exclusivement de joueuses anglaises (sauf l’écossaise et ex-montpelliéraine Jennifer Beattie), dont17 joueuses sont internationales A ou appelées en A, 3 sont internationales U19/U20 et 1 est internationale U17 (source footofeminin), la capitaine et internationale Houghton, l’expérimentée Jill Scott, pourraient rappeler aux lyonnaises que l’Angleterre est passée seconde au classement FIFA, qu’elles ont éliminé la France au dernier Euro et passé un (4-0) lors de la dernière SheBelievesCup … Alors que la France est descendue à la 5e place FIFA.

D’autant plus que rien ne ferait plus plaisir aux anglaises que de faire une finale européenne 100% anglaise (Manchester City, Chelsea) pour remplacer celle de l’an dernier qui était 100% française (OL et le PSG).

L’Olympique Lyonnais en marche pour l’Histoire.

La force de l’Olympique Lyonnais est incontestable. Elles ne peuvent qu’être craintes et le seul risque qui pourrait leur arriver dans cette marche vers l’histoire, c’est de rater un match. Et surtout pas celui-là ! Car le job commence maintenant. Pour Reynald Pedros comme pour les joueuses lyonnaises. Aller vers cette finale et ne pas la rater comme l’avait été celle face à Wolfsburg en 2013 pour un triplé historique qui s’était échappé.

Le niveau est très haut. Les anglaises sont au meilleur de leur Histoire, Wolfsburg et l’autre candidat en 1/2 finale. Cette Coupe 2018 va être très difficile à remporter.

Parti avec un groupe de très grande qualité où on note le retour de Jessica Houara d’Hommeaux, le maintien de l’expérimentée Corine Petit et d’Elodie Thomis, des filles habituées à tenir un enjeu avec leur expérience ; c’est un groupe qui devra trouver la solution et pas seulement onze joueuses sur le terrain.

Terrain dont on ne sait ce que pourrait coûter l’absence de Saki Kumagaï, capitaine japonaise tout juste titrée Championne d’Asie 2018. Elle qui régule comme jamais le jeu lyonnais.

Il va falloir briller, l’Olympique Lyonnais a les joueuses pour cela et le slogan de la prochaine Coupe du monde 2019 s’applique à la perfection au projet 2018 de l’Ol : un troisième titre européen consécutif, être les premiers à remporter cinq fois le trophée.

“C’est le moment de briller”, soit “dare to Shine !”.

William Commegrain lesfeminines.fr

Dimanche 22 avril 2018 – 14 heures. Sur Canal+

le groupe lyonnais : Gardiennes : Bouhaddi, Peyraud-Magnin, Bruneau Défenseures : Bacha, Buchanan, Bronze, Houara-D’Hommeaux, Mbock, Petit, Renard Milieux de terrain : Abily, Brian, Hamraoui, Henry, Majri, Marozsan Attaquantes : Cascarino, Hegerberg, Le Sommer, Thomis, van de Sanden

Le dernier onze de City en 2018 : Roebuck (GA) – Stoke, Beattie, Houghton (C), Lawley – J. Scott, Stanway, J. Ross, Parris, McManus, Walsh – Banc : Jans, Christiansen, Emslie, Nadim.

OL féminin en 2017: Bouhaddi – Buchanan, Renard (cap.), Mbock – Houara (Thomis, 75’), Kumagai, Majri – Abily (Seger, 63’), Marozsan – Le Sommer, Hegerberg (Morgan, 46’). Entr. Gérard Prêcheur.

Manchester City en 2017 : Bardsley – Stokes, McManus, Houghton (cap.), Bronze – Walsh, Scott, Lloyd – Asllani (Middag, 69’), Duggan (Stanway, 60’), Christiansen (Parris, 84’). Entr. Nicholas Cushing.