19e journée. Gaetane Thiney et Laure Boulleau. Deux joueuses qui ont montré qu’elles étaient capables d’en avoir .. du mental !

Il reste quatre matches encore à jouer. 10 points seulement séparent le dernier de la D1F, version 2017-2018 et le quatrième ! Du jamais vu. Peut-être dit rapidement mais certainement pas faux. Alors, pour chaque match, le slogan est simple : “En avoir ou ne pas en avoir !”

Albi (10e, 16 points) reçoit Rodez (11e, 15 points).

Le match le plus chaud sera certainement l’opposition entre Albi Asptt (16 points) et Rodez, premier relégable avec 15 points et seulement 1 point de différence. Albi qui n’a qu’une seule victoire au palmarès des cinq derniers matches face à Fleury 91 (0-1) entourée par deux défaites avant et après. Situation qui ternit la bonne série précédente des trois nuls, avec autant de défaite que de victoire, soit une pour les cinq autres matches.

Pour qu’Albi souffle, une seule vérité : il ne faut pas perdre. Un parcours récent avec des défaites logiques subies contre le PSG et l’OL. Mais défaites à ne pas renouveler contre des adversaires comme l’OM et les Girondins de Bordeaux.

Rodez vient de vivre sa première victoire depuis Marseille. Sept matches faits de nuls et de défaites. Pour Rodez le calcul est simple. Conserver la dynamique qui a donné la victoire contre Lille à l’extérieur (1-2) et se souvenir des bons résultats contre Les Girondins de Bordeaux (2-2) et le Paris FC (0-0)

Pour ce derby, Rodez est dans une dynamique, Albi doit retrouver une dynamique.

“En avoir ou ne pas en avoir !”

Asj Soyaux (6e, 20 points) reçoit le Paris FC (4e, 22 points).

Bien plus haut, les charentaises reçoivent le Paris FC, histoire de s’entraîner pour la réception du Paris Saint Germain en demi-finale de la Coupe de France, le 6 mai prochain. Bien plus haut mais pas si loin en terme de points, puisque Soyaux n’est qu’à cinq points du premier relégable si le pire arrivait et à trois points de la quatrième place si le meilleur se réalisait.

Un challenge incroyable pour les sojaldiciennes de passer devant son résultat historique de la cinquième place au classement de la D1F réalisé lors de la remontée au plus hait niveau de l’élite, en 2014. Et en même temps, le risque de voir le pire en cas de défaite. Bloqué à vingt points, et voir une place de premier relégable à portée d’un coup de tonnerre.

Le Paris FC a comme objectif de finir quatrième. Normalement avec plus de points. Là avec très peu de points. Résultat comptable peu compatible avec le budget 1.500.000 € communiqué par le Président Pierre Ferracci en début de saison. Vingt points de différence avec le troisième. Le gouffre du Grand Canyon qui s’installe en Ile de France. Aux féminines parisiennes de montrer qu’il s’agit d’une installation à court terme. Un véritable enjeu pour une équipe qui va regarder l’effectif masculin se transformer si l’objectif à venir est celui de la Ligue 1, senti si fort qu’il ne peut pas ne pas être ou avoir été ressenti. Et qui va demander autre chose que de payer des joueurs sur des salaires de National. Soit le Paris Fc féminin justifie de son investissement, soit l’investissement aurait des raisons d’aller ailleurs.

Des deux côtés, “En avoir ou ne pas en avoir !”

Le Losc (9e, 17 points) reçoit EA Guingamp (7e, 19 points).

Le Losc (17 points) a eu le bonheur d’avoir Ouleymata Sarr prise en Equipe de France A par Corinne Diacre. Cela a lancé la crédibilité lilloise. Pour autant, elle ne peut pas être une garantie de D1F et Lille, bousculé chez les hommes, devra trouver une énergie belge pour se sortir d’un guépier à 17 points, généré par deux défaites consécutives, qui a tout d’une ruche sans miel, si les filles du Nord devaient en rester là.

Guingamp (19 points) est un nom connu. Les faits nous ont montré que le terrain est la source essentielle de performance des guingampaises. Avec deux victoires pour un nul et une défaite, les filles de Sarah M’Barek sont dans une dynamique positive. L’équipe bretonne faite de joueuses appelées par Corinne Diacre comme Julie Debever, Eva le Garrec, Solène Durand, Charlotte Lorgeré, Faustine Robert ont des armes pour se tenir plus haut dans le championnat. D’autant que la nigérienne Désirée Oparanozie, à l’aise face à l’equipe de France, pourrait faire parler la poudre.

Guingamp avec un potentiel reçu par le Losc, sur un fil. Rouge.

“En avoir ou ne pas en avoir !”

Girondins de Bordeaux (5e, 21 points) reçoit Montpellier Hsc (2e, 43 points).

Une vraie différence de résultats entre les deux équipes. Bordeaux, sur les dix derniers matches n’a gagné qu’une seule fois ! (0-1) à Albi. le reste a été fait de quatre défaites et cinq nuls. Assommées (4-1) à l’aller, il va falloir beaucoup d’énergies aux bordelaises, pour cette deuxième saison dans l’élite, afin de remporter une rencontre qui va à l’avantage de Montpellier.

Montpellier européen. Quart de finaliste de la Women’s Champions League 2018, éliminée par Chelsea. Montpellier, demi-finaliste de la Coupe de France 2018, futur adversaire de l’OL. Montpellier, deuxième sur le fil de la D1F avec un match en plus sur son prétendant direct, le PSG. Montpellier ne doit pas perdre contre Bordeaux.

Et pourtant, Bordeaux peut poser des problèmes à Montpellier et finir par un quatrième match nul de suite. Série en cours. Alors des deux côtés,

“En avoir ou ne pas en avoir !”

Paris Saint Germain (43 points, 3e) reçoit l’Olympique de Marseille (12e, 12 points). 

En avoir ou ne pas en avoir. A l’heure d’une performance incroyable de l’équipe masculine européenne qui a pris le ticket des 1/2 finale de l’Europa League sur un (5-1) d’anthologie. En avoir ou ne pas en avoir. A l’heure où l’OM, devrait être bloqué sur ses 12 points et sa place dernier que lui réserve l’affiche du Classico, voyant inévitablement l’un des deux du derby entre Rodez ou Albi s’envoler. En avoir ou ne pas en avoir.

Oui, il en faudra beaucoup aux olympiennes pour revenir vainqueur de ce match si déséquilibré qu’il aura tout de la performance dès lors que le score aille en faveur des Bleues claires et blanches.

Face au Paris Saint Germain. Le grand PSG au féminin. Quatre fois qualifiés en WCL depuis sa transformation en équipe professionnelle. Deux finales de la WCL en 2015 et 2017. Deux finales de Coupe de France en 2014 et 2017. Et pourtant, il en faudra aux filles du PSG pour remporter son match contre une équipe olympienne qui sait “se taper” les parisiennes, qu’elles soient du PFC ou du PSG. Deux défaites à Marseille.

Il va en falloir aux parisiennes pour aller chercher cette victoire qui pourrait se jouer sur un détail. A défaut, et c’est l’Europe qui dit “Bye-Bye”. Impossible à imaginer. Reste à en avoir pour ne pas le vivre.

Pour les deux équipes, “En avoir ou ne pas en avoir.”

En avoir ou ne pas en avoir ? 

L’expression populaire vaut pour les hommes. Elle a toute sa place chez les filles. Il suffit de le situer bien plus haut. Au niveau du mental. Et là, il va falloir en avoir pour ne pas prendre le risque de la descente pour certaines, ou tout simplement d’une forme de déshonneur pour les places d’honneur qui valent autant qu’une médaille en football féminin, quand tout est pris par les trois orges : OL, PSG et Montpellier.

William Commegrain lesfeminines.fr