Il est toujours difficile d’avoir un sentiment juste avec des réactions des joueuses et staffs qui maitrisent très bien ce qui doit être dit avec la presse et ce qui se dit dans les vestiaires. Mon sentiment par rapport au jeu et aux matches pratiqués par l’équipe de France se trouve dans le titre . Volontairement ou en s’adaptant au jeu de la France actuel face aux adversaires, Olivier Echouafni essaie de trouver un équilibre entre la capacité de la France à subir et celle d’avoir le ballon pour attaquer et marquer.

Cela rejoint aussi ma perception de la France. Si la défense ne craque pas, elle sera certainement championne d’Europe car on marquera toujours un but.

Olivier Echouafni : Votre sentiment ? J’ai beaucoup aimé l’entame de match comme face au Brésil. Quand on marque facilement, cela donne de la confiance après il faut être capable de concrétiser nos situations car elles sont aussi importantes et là il faut continuer de travailler. Il faut savoir aussi contenir de ce qu’il se fait de mieux au niveau offensif au monde avec des moments flottants que l’on a bien géré après on a tendance à se mettre en danger car on leur donne tout seul des situations de but. Ce ne sont pas elles qui se les créent. Je n’aime pas encaisser de buts et mon équipe non plus. C’est un match très intéressant avec un niveau supérieur à celui de la Belgique comme je l’avais prévu. Très athlétique et qui a su résister à nos attaques.On aurait pu marquer un 2ème but. Vu les changements qui ont été faits, cela baissé un petit peu en terme de rythme et les filles qui sont entrées ont manqué par moment d’intensité. Ce qui est intéressant c’est cette volonté constante d’aller de l’avant, de passer par les côtés qui fait notre force et notre agressivité qui nous avait manqué face à la Belgique. Là, nous avons monté le curseur tout à fait normalement car nous montons en régime par rapport à notre dernier match de préparation. Votre bilan de la préparation (pour Seb de footofeminin) ? Nous sommes invaincus et nous partons à l’Euro avec beaucoup de confiance. J’aurais aimé gagner ce match mais des matches comme cela nous permettent de savoir résister. La présence d’Amandine Henry ? Amandine nous fait du bien, mais Elise et aussi Camille. On a des joueuses d’expérience. Amandine cela faisait trois mois que l’on n’avait pas eu. Il faut aussi retrouver des automatismes. Elle a la compétition dans les jambes et il faut aussi qu’elle récupère de son voyage. Le côté gauche ? Je suis en préparation, on concerne toutes les joueuses. Aissatou a pris part à ce match là car j’avais envie de la voir. Elle a des duels où elle est convaincante après sur le plan offensif, c’est peut être un petit plus compliqué mais elle a bien tenu son poste avec beaucoup d’arguments. Sur la baisse d’intensité ? Je pense que des fois il faut savoir laisser le ballon à l’adversaire. Une possession de balle à 90% sans marquer cela ne m’intéresse pas. il faut être capable d’avoir de la variété dans le jeu. Avoir la possession et aussi savoir subir. Elles ont moins l’habitude de subir, on leur apprend aussi à subir. Je sens une équipe qui ne lâche rien. Je commence à mieux les connaître. Elles sont capables d’agir et d’aller marquer. On a failli marquer ce deuxième but cela montre que cette équipe a un mental et qu’elle ne lâche rien.

Des nouvelles des joueuses blessées (pour Seb de footofeminin) ? On a que Sakina Karchaoui qui est restée à Paris pour qu’elle termine sa ré-athlétisation. On est vigilant. Elle a une grosse blessure au niveau musculaire et elle a fait une grande partie de la préparation. Elle avait envie d’être là et de jouer mais le staff, en concertation avec l’équipe médicale, avait pris la décision de ne pas la prendre. Elle sera de retour avec nous dès Vendredi. De la prudence. L’équipe contre l’Islande ? L’équipe de la seconde mi-temps sera peut-être l’équipe contre l’Islande ou peut être pas.

Elise Bussaglia : j’ai cru que j’allais craquer à un moment donné. C’est ma famille, tous mes proches et tous les ardennais. Cela me tient vraiment très à coeur. C’était un grand moment de jouer ici et de voir l’écusson des Sangliers, cela me fait chaud au coeur. La salve d’applaudissements était magnifique. J’ai essayé d’en profiter au maximum mais il faut aussi sortir du terrain (sourires). L’ovation était vraiment belle et le moment des hymnes était aussi important. Les norvégiennes c’est une très bonne équipe. Elles font parties des favoris à l’Euro. on a essayé de les bousculer, d’imposer notre jeu, de se créer des occasions et on a marqué. Malheureusement en fin de match on prend ce but qui nous coûte la victoire. C’est un bon match de notre part et maintenant on va récuperer et se focaliser pour l’Euro. Très impatiente que cela commence. On est dans le vif du sujet. On a hâte et on est prêt. Notre équipe de France avance tranquillement, on travaille toute ensemble. Le collectif est prioritaire et c’est une bonne chose. J’espère que cela nous permettra de faire un grand euro.

Gaetane Thiney. “Un match de préparation avec une équipe de Norvège qui nous attendait avec de l’intensité. Cela donne un match nul même si on avait l’occasion de tuer un petit peu le match avant. Il faut continuer à travailler car on sait que ce n’était qu’un match de préparation. Il ne faut pas oublier qu’en face c’était le finaliste de l’Euro 2013. On monte en puissance car on a fait beaucoup de préparation physique. Il faut prendre les matches les uns après les autres mais tout ne commence que la semaine prochaine. Ce ne sont pas les mêmes adversaires et les mêmes contextes que contre la Belgique et il y a eu de bonnes actions avec des choses différentes. Il faut continuer à créer du jeu. Je n’ai qu’un mot d’ordre c’est de faire au mieux ce que l’on me demande. Il faut aussi améliorer la communication entre les joueuses et cela évitera quelques erreurs. Le plus important, c’est l’équipe et le fait que l’on n’ait pas perdu ce soir. Pour l’Euro, comme la préparation, on va monter en puissance !”

Ada Hegerberg. On est content de faire un match nul contre la France et on aurait aimé gagner ce match. Le collectif est important et on a toujours le travail à faire pour se créer des occasions et aujourd’hui, on a du mal. Pour tuer un match, il faut aussi des occasions. Ce n’est pas facile de jouer face à ces coéquipières. On a bien rigolé avant et après le match. Quand tu joues, tu joues pour ton pays. On est des professionnelles et on joue pour gagner. Mais c’est bien au final qu’il y ait un match nul pour les deux pays.

Camille Abily : je suis sur la trajectoire d’un centre d’Elo et c’est très bien. La Norvège est bien plus forte que la Belgique et je pense qu’elle pourra faire un grand Euro. On a eu beaucoup de changements mais l’essentiel c’est que tout le monde ait eu du temps de jeu et c’est le plus important. Il y a toujours des choses à améliorer. on donne souvent des balles à l’adversaire ce qui leur donne des occasions mais on est aussi là pour jouer, pour se faire plaisir, et c’est ce que l’on a fait ce soir.

Amandine Henry. On s’attendait à une équipe costaude, très athlétique et on n’a pas à rougir de notre prestation. C’est juste frustrant de prendre un but à la fin. C’était notre second match de préparation. c’est un bon résultat face à la Norvège. J’essaye d’être performante au niveau du terrain. Je suis arrivé il y a dix jours, J’ai eu un programme adapté par rapport à ma saison en cours et je pense que c’est l’envie après qui fait la différence.

William Commegrain lesfeminines.fr