La France n’a pas de U23, elle a l’équipe de France B.

Lors de cette semaine FIFA qui s’annonce, elles sont plusieurs équipes de France à aller défendre les couleurs bleues-blanches et rouges, soit en France soit à l’étranger.

“Les places vont être chères ce soir, tant dans les chambres qu’à table”. C’est ce que l’on dit lorsqu’il y a du beau monde quelque part. Là, sur la journée de Mardi et du début de Mercredi, on va retrouver les deux équipes de France féminine avec celles de A, sélectionnées par Olivier Echouafni et les B, prises en présélection par Jean-François Niemezcki (champion du monde universitaire 2015) pour un stage courant du 18 Octobre au 20. 

Mais qui sont les B ?

La France, est une des seules équipes à ne pas avoir de U23.

Beaucoup d’équipes ont une sélection d’âge qui va jusqu’en U23. Dans l’élite, les USA (1er) ont une équipe U23. L’Allemagne, second mondial aussi. Le Japon, quatrième avant les JO idem. Les anglais, cinquième mondial ont une équipe U23. La Suède (6è mondial) aussi.

Le Canada (4è) s’arrête eux, comme la France (3è), aux U20 avec l’Australie qui pourtant a une équipe U23 masculine.

Elles sont peu médiatisées, d’autant moins qu’aucune compétition internationale n’est organisée pour Elles. Elles vont ainsi, de matches amicaux en matches amicaux, s’opposer et constituer ainsi une réserve à la sélection des A de leur nation. Plutôt en cas de pépins physiques car les très bonnes joueuses sont souvent insérées jeunes dans les groupes des A, soit pour les découvrir, soit pour ensuite en devenir une titulaire.

La France a une équipe de France B 

Institué par Bruno Bini pour être l’antichambre des A, la France a choisi d’avoir plutôt une équipe de France B dont certaines pourraient postuler “au-dessus” dans de nombreuses autres sélections, mais devant cependant faire face à des joueuses qui font partie de l’élite mondiale. Pas si facile de gagner sa place.

Elles attendent donc leur tour et il est intéressant de noter que ce tour arrive très souvent. De nombreuses joueuses sont passées par cette sélection depuis sa récente création, ne pouvant plus être sélectionnées en U20.

La sélection que Jean-François Niemezcki a en charge depuis sa création, a permis à plus d’une joueuse de monter en A (la liste est trop longue). On pense à Charlotte Bilbault sous l’ère de Philippe Bergerôo qui a joué cinq matches avec l’équipe de France A en 2015 après avoir passé la moitié de la saison avec l’Equipe de France B, partie au Canada ; Kelly Gadéa ; Viviane Asseyi et tout récemment à Laura Agard, Aissatou Tounkara comme à Camille Catala, appelée en B, après avoir été titulaire en A sous l’égide de Bruno Bini et, se voir donner une nouvelle chance après son très bon début de saison.

Qui sont-elles et d’où viennent-elles ? 

D’où viennent donc ces joueuses ? En fait, dans cette sélection, on retrouve le vrai niveau de la D1F. Peu viennent de l’Ol et du PSG qui fournissent l’équipe A et beaucoup plus, viennent d’autres clubs. La surprise, c’est que la sélection se retrouve maintenant bien fourni en joueuses de la D2F. Cela montre que le niveau de cette division a bien augmenté.

Les clubs formateurs de la D1F

Le premier club est Soyaux, bien représenté dans ces féminines avec Laura BOURGUOIN (D1, Soyaux), Romane MUNICH (D1, Soyaux), Justine DESCHAMPS (D1, Soyaux), et la jeune Pamela BABINGA (D1, Soyaux) qui a éclaté aux Championnats du Monde militaire gagné par la France avec la sélection d’Elisabeth Loisel qui était allée la chercher en DH parisienne !

Dans le même style de club formateur de la D1F formant le spectre du football féminin, on retrouve Guingamp avec Charlotte LEGERE (D1, Guingamp), Saint-Etienne avec Rose LAVAUD (D1, ASSE) et Audrey CHAUMETTE (D1, ASSE).

A une moindre échelle on trouve Rodez avec Anne Sophie GINESTET (D1, Rodez), l’Olympique de Marseille, montant de D2F, qui donne la possibilité d’une lumière à la nouvelle Anaïs M’BASSIDJE (D1, OM) quand Albi, le Fc Metz et Bordeaux, les deux autres équipes montantes, ne sont pas encore récompensées.

La D2F mise à l’honneur.

Prendre des joueuses de D2F montre l’intérêt que porte l’équipe de France à cette division.

On trouve une présence forte des clubs de D2F avec Floriane AZEM (D2, Losc), Jessica LERNON (D2, Losc), Léa Le GARREC (D2, Saint Malo), Laura BOUILLOT (D2, Dijon), Léa RUBIO (D2, Nîmes) et Charlotte SAINT SANS LEVACHER (D1, Arras). Certaines joueuses étant moins connues alors que d’autres ont déjà évoluées en D1F et en sélection B. On peut noter le retour de Marion MANCION qui était la gardienne titulaire avec le FCf Juvisy en Coupe d’Europe et qui a, à son palmarès, une 1/2 finale de la Women’s Champions League (2013).

Les joueuses d’expérience : 

Enfin, on retrouve des joueuses d’expérience qui ont souvent été appelées en B comme Charlotte BILBAULT (D1, Juvisy), Kelly GADEA (D1, OM), Marion TORRENT (D1, Mhsc), Ines JAURENA (D1, Juvisy) et Viviane ASSEYI (D1, OM). Toutes déjà appelées en A et faisant partie du fameux Top Four ou en ayant fait partie.

Les jeunes du Top Four

Puis viennent les jeunes du Top Four qui viennent chercher du temps de jeu en D1F avec des clubs très haut placés comme avec les équipes de France, dans l’optique plutôt de 2019 avec la Coupe du Monde que de 2017.

On trouve Solène DURAND (D1, Mhsc) qui jouent les matches de Coupe de France de Montpellier (finale 2016), Valérie GAUVIN (D1, Mhsc) qui a eu un premier appel en A, Ouleymata SARR (D1, PSG) qui s’affirme au PSG, Mylaine TARRIEU (D1, OL) et Lindsey THOMAS (D1, Mhsc), toutes des attaquantes.

L’équipe de France B, sans compétition, est un réservoir important. Plutôt dans l’optique d’une sélection d’avenir avec le regard prononcé vers 2019 et la Coupe du Monde organisée en France.

L’idée est certainement d’arriver à en faire une équipe de France A’.

William Commegrain lesfeminines.fr