La Bretagne, aux couleurs bleues.

Honneur à la compétition. L’équipe de France militaire va jouer sa demi-finale de la 1ère Coupe du Monde à Saint-Malo, le 2 juin à 18h30, face à la Corée du Sud, dans l’espoir de pouvoir jouer la finale pour le titre, à Vannes, le Dimanche 5 juin. De son côté, l’Equipe de France A, 3ème mondial, va jouer son match de poule pour l’Euro 2017 face à la Grèce, le 3 juin à Rennes.

Quatre jours de football mondial auxquels on se doit de rajouter le match de préparation des hommes face au Cameroun qui s’est joué à Nantes, avec une victoire française (3-2), Lundi 30 Mai.

On ne peut pas dire : voilà une sacré semaine de football en Bretagne. Même si Nantes … ? Breton, pas breton ? En dehors de toutes considérations régionalistes, il se pourrait que cela soit une semaine à marquer d’une pierre blanche avec quatre victoires pour quatre matches. C’est le pire que l’on peut souhaiter. Et cela reste assez vraisemblable.

  • 30 Mai : EDF Masculine A : France – Cameroun (3-2)
  • 2 Juin : EDF Féminine M : France – Corée du Sud (demi-finale)
  • 3 Juin : EDF Féminine A : France – Grèce.  (match de groupe Euro 2017)
  • 5 Juin : EDF Féminine M : France – Brésil ? (Finale ou petite finale espérée).

Tempête médiatique du côté des hommes. 

Si on prend l’image de la mer avec la Bretagne, on voit, du côté masculin, une mer qui s’est formée au fil des semaines, passant d’un coup de vent indexé force 8 sur l’échelle de Beaufort (Tourbillons d’écumes à la crête des lames), déjà un peu mouvementé pour une nation qui prépare un Euro à domicile, ..

.. pour aller sur un début de Force 10, avec les forfaits et problèmes des joueurs et les commentaires à l’extérieur (Conditions exceptionnelles : Très grosses lames à longue crête en panache). On appelle cela une tempête. Là, c’est plus gênant. Une tempête Médiatique dans le monde du sport.

Du côté féminin. C’est plutôt grand calme. On navigue au calme (La mer est comme un miroir, lisse et sans vague) avec quelques poussées de brise, histoire de dire : Vagues modérées, moutons, éventuellement embruns. Force 5 nous dit le Beaufort.

Les deux sélectionneurs étant basques. Il se peut que Didier Deschamps se soit allé à l’humour de cette réflexion, si d’aventures, les deux hommes aient eu à se rencontrer. Chez les féminines, c’est plutôt calme.

Football féminin, temps calme. 

Pas besoin d’être un grand marin pour voir que le France-Grèce navigue en temps très calme. La France est qualifiée pour l’Euro. Les féminines ont joué leur dernier match le 21 mai. La prochaine compétition est pour le début Août aux JO de Rio. La Grèce est très loin au classement FIFA (65è). Je suis Philippe Bergerôo. Après avoir connu les tourmentes du PSG masculin, sérieusement, j’apprécie ce moment et je compatis.

Un peu de compétition avec une finale militaire en vue. 

A supposer que la France gagne la Corée du Sud en prenant l’habit du supporter. Le France-Brésil potentiel des militaires entrerait un peu plus dans des possibilités de gîtes, côté bâbord ou tribord. D’abord, le Brésil est l’équipe numéro 1 du tournoi. Soit, l’équipe favorite. De plus, le Brésil organise les JO et les joueuses brésiliennes qui portent le kaki ne seront à l’évidence, pas les mêmes aux JO qui s’organisent chez eux. Donc, à bien comprendre et réfléchir, si elles veulent un titre. Cela doit passer par une victoire en France …

Pour la France, c’est à peu près la même histoire. L’équipe militaire est composée de joueuses qui ont été sélectionnées en jeunes mais qui n’ont pas pu entrer dans l’équipe A en raison de la concurrence, des clubs qui ne donnent pas à toutes les mêmes possibilités d’exposition et de travail, de l’hétérogénéité du classement de la D1.

Les possibilités internationales sont rares. Elles se comptent sur les doigts d’une main. Quelques unes en ont même le lointain souvenir et ne veulent pas rater cette nouvelle rencontre avec les titres. Sachant de par trop leurs raretés. C’est une Coupe du Monde. Cette expression vaut toutes les autres.

Il risque d’y avoir un sacré coup de vent à Vannes si la finale se joue entre la France et le Brésil. Une petite précision s’impose : le Brésil, au féminin. C’est très physique avant d’être technique. On va donc parier sur une mer formée, avec un fort coup de vent. Pas loin d’une tempête si on arrive aux 120′.

En football, cela veut dire un match à ne pas rater pour pouvoir y vivre des émotions.

Temps calme ou tempête : c’est la France qui joue. 

Il ne faudrait pas oublier que c’est la France qui joue. C’est la France pour le public, et c’est l’équipe de France pour les joueurs ou les joueuses. Pour les spectateurs, défendre sa nation fait partie d’un jeu auquel toutes les nations s’adonnent. Il faudrait que l’on soit vraiment “les rois des ..” pour faire autre chose.

Quand même ?!

Nos idées existaient avant, elles existeront après. Et sérieusement, regarder les équipes de France ce n’est pas supporter le diable. Alors, exprimons-nous, sur des sujets aussi graves, bien avant les compétitions officielles avec le risque de la contre-verse et non pas à quelques jours des événements.

Pour les joueurs, faire partie de l’équipe de France, c’est un travail et une sélection. Il y en a un “paquet de joueurs” ou de joueuses qui mériteraient d’être sélectionnées et qui ne l’ont pas été. On ne met pas sur un terrain les meilleurs ou les meilleures. C’est un choix.

Mais faire partie de l’équipe de France est aussi un travail. Chacune des sélectionné-és, comme des non-sélectionné-es pourraient montrer à tous et à toutes la réalité et la crédibilité de sa sélection. Ce n’est pas rien d’être dans une équipe nationale. C’est loin d’être rien.

D’un côté, pour les non sélectionnés, chez les féminines, il y en a qui n’ont plus rien dit. Chez les hommes aussi. Ils et elles travaillent pour revenir en respectant ce Bleu qui n’appartient à personne, joueurs, joueuses comme sélectionneurs et qui est la propriété de tous. D’un autre côté, l’exemplarité n’existe pas, rien de nouveau à cela.

Et si on jouait au football dans tout cela ? Il parait qu’il y a un Euro chez les hommes et des JO pour les filles ?

William Commegrain lesfeminines.fr