Tournoi. La France, l’Allemagne et l’Angleterre sont invitées par les filles de l’Oncle Sam pour vivre une aventure assez exceptionnelle. En Floride, pays des retraités à la peau tannée par le soleil et les reflets bleus du Golfe ou du versant Atlantique. Etat qui finit en pointe pour laisser libre cours à la signature de l’écriture quand Hemingway a suivi la route des Key West pour vivre une existence paradisiaque.

La Floride, c’est tout autant la Floride que les Etats-Unis.

Elles vont aller là-bas pour s’opposer dans des matches de préparation, et surtout se mesurer quand les dernières grandes rencontres ont eu comme siège la Coupe du Monde 2015, ce qui est loin pour ces trois équipes qui concourent à une médaille olympique.

Les groupes se connaissent et dans les sélections respectives, il n’y a pas de nouvelles joueuses qui postuleraient au maillot blanc du “jeune” venue inconnue et sortie “star de la prochaine compétition”. Il s’agit plutôt de pouvoir faire des oppositions de grande qualité et d’en tirer les conclusions qui conviennent.

Matches de préparation ne signifient pas matches de compétition. La France vient affaiblie au regard de la qualité de l’opposition avec sa capitaine Wendie Renard, blessée ; Amandine Henry, ballon d’argent du dernier mondial au repos ; toutes deux citées et élues dans le onze du mondial par le syndicat mondial des joueurs auquel s’ajoute la blessure de Laure Boulleau, la latérale parisienne gauche.

Ces défections permettent à Philippe Bergerôo d’amener des joueuses qui n’ont pas eu l’occasion de faire de tels voyages et de jouer face à de telles joueuses. On pense particulièrement aux Montpelliéraines et juvisiennes qui ne jouent pas la Coupe d’Europe depuis au moins trois saisons. Il sera intéressant de voir leurs capacités à s’opposer au plus haut niveau mondial. Une sacré belle expérience et une belle motivation.

Ce sera de base, une défense nouvelle qui jouera face à des équipes qui ont des arguments offensifs de qualité, puisque toutes évoluent dans le Top 5 mondial. Un bon test pour la France. A l’évidence.

Certainement de superbes souvenirs. On en joue pas les meilleures équipes du Monde en 10 jours sans se faire de superbes souvenirs. Voire une place à gagner dans les 18 sélectionnées.

William Commegrain lesfeminines.fr

Les françaises se réunissent aujourd’hui pour s’envoler demain matin et jouerons jeudi à 23h00 leur premier match en direct sur D17.