La Grèce aura endormi la France qui devra la délivrance à des initiatives appliquées qui paieront sur la durée pour donner une nouvelle victoire française (0-3), attendue face à une nation éloignée au classement FIFA qui a su, pour autant, faire son match.

C’est tout le paradoxe d’un jeu de domination. Maitriser autant le ballon et avoir le sentiment d’un ennui à le regarder dès lors que les adversaires se jettent à propos pour empêcher les françaises à les passer individuellement.

Face à cela, la France, en construction d’un jeu collectif performant qui a pour vocation, en pleine vitesse, à déstabiliser tout type d’adversaire, a joué un jeu appliqué qui a subi, certes, les difficultés du terrain, mais aussi la réalité de ce style de jeu qui demande des vitesses de transmission qui ne sont pas encore acquises.

On se trouve donc à aimer l’équipe de France pour le potentiel qu’elle possède, d’autres pour les joueuses qui la compose, d’autres pour encore d’autres raisons, mais on ne peut que constater que le jeu n’emporte pas la passion et que les victoires se réalisent “à la force du poignet” : en constatant la différence qui existe entre la France 3è mondiale et la Grèce, au-delà de la 65è place (69ème)

Il reste qu’il est intéressant de voir comment les joueuses sortent de ce piège grecque et Amandine Henry pour son premier capitanat, a apporté la touche d’expérience qui semblait convenir à la situation, en tentant des duels gagnants face à ses adversaires pour tirer et bousculer cette défense, qui lui aurait permis de faire un doublé, après son but de la 11′, sur corner d’Amel Majri (0-1, Henry)

Au chapitre des jeunes à découvrir au plus haut niveau, Clarisse le Bihan a joué avec intelligence ses deux matches, trouvant le rythme juste entre initiative individuelle (tir du gauche cadré) et jeu long pour servir ses partenaires comme une superbe remise pour Marie Laure Delie à la 88′. Cette présence lui a permis de marquer son troisième but (0-2) en reprenant un pénalty sorti par la gardienne grecque, sanctionnant une grecque d’un carton rouge, les laissant à 10, les 20 dernières minutes.

C’est Eugénie Le Sommer qui reprendra la donne, et suivra sa compère bretonne, pour marquer d’un contrôle poitrine, son troisième but en deux matches. (0-3).

C’est sur un score discutable (0-3) que la France remporte son match en ayant été opposé à une formation réduite à dix pendant 20 minutes ce qui lui permet néanmoins de signer les quatre matches de qualification pour l’Euro par quatre victoires, pour un total de 15 buts, sans aucun encaissé et peut être moins de cinq occasions de subies par ses adversaires.

Si Philippe Bergerôo s’essaie à voir différentes associations en tenant compte du double enjeu de la formation des plus jeunes au niveau internationale et de la future compétition des JO de Rio et qu’il n’a aucune raison d’imposer déjà une solution, pour faire de la France, la championne du monde des matches amicaux ; il doit nous accorder le fait que l’observation n’ayant pas la même contrainte que la construction, à l’évidence, les matches actuels de l’équipe de France ne donne pas un contenu enthousiasmant, quand bien même les résultats sont là, et en toute objectivité, se devaient d’être là pour les adversaires rencontrés dans cette qualification à l’Euro 2017.

La France est en tête de son groupe. Elle finit l’année 2015 avec une victoire. Espérons et souhaitons que la France réalise une performance en 2016.

William Commegrain lesfeminines.fr

(source footofeminin.fr) Mardi 1er décembre 2015 – 18h45
GRECE – FRANCE : 0-3 (0-1)
Kateríni (Kateríni National Stadium)
Temps frais (11°C) – Terrain en mauvais état
Spectateurs : 150
Arbitres : Vivian Peeters (PBA) assistée de Fijke Hoogendijk (PBA) et Bianca Scheffers (PBA). 4e arbitre : Maria Kouparani (GRE)
Buts : Amandine HENRY 12′, Clarisse LE BIHAN 72′, Eugénie LE SOMMER 75′
Avertissements : Panteliadou 39′, Kakambouki 43′, Gkatsou 90+4′ pour la Grèce
Expulsion : Dimitriou 71′ pour la Grèce

GRECE : 1-Eleni Peletidou ; 6-Vasso Kydonaki, 10-Natalia Chatzigiannidou, 5-Eirini Vlasiadou, 13-Chara Dimitriou ; 15-Veatriki Sarri (20-Anastasia Gkatsou 73′), 14-Anastasia Papadopoulou, 4-Eleni Kakambouki, 18-Eleni Markou, 11-Dimitra Panteliadou (2-Christina Kollia 82′) ; 9-Sofia Kongouli (7-Christina Kokoviadou 66′). Entr.: Dimosthenis Kavouras
Non utilisées : 12-Elisavet Apostolaki, 3-Sofia Pelekouda, 16-Ioanna Chamalidou, 17-Athanasia Moraitou
FRANCE : 21-Méline Gérard ; 2-Aurélie Kaci, 4-Laura Georges, 19-Griedge Mbock Bathy Nka, 3-Laure Boulleau ; 12-Elodie Thomis (18-Marie-Laure Delie 57′), 6-Amandine Henry (cap.), 7-Charlotte Bilbault (10-Camille Abily 74′), 22-Amel Majri ; 9-Eugénie Le Sommer (20-Viviane Asseyi 85′), 17-Clarisse Le Bihan. Entr.: Philippe Bergerôo
Non utilisées : 16-Laëtitia Philippe, 5-Sabrina Delannoy, 14-Louisa Necib, 15-Elise Bussaglia