Le passé est souvent fort à Montpellier.

A Montpellier, il y a souvent un message qui est passé : « rendre ce que l’on nous a donné ». L’Histoire est souvent présente dans ce club et le retour des « filles du Sud » dans la compétition européenne se fait avec, en pensée, l’hommage à Louis Nicollin ; la ténacité qu’il a fallu pour que Montpellier puisse prendre cette seconde place à la barbe du PSG, finaliste 2017 de l’édition ; et aussi, l’histoire de la Mosson, stade des joueurs professionnels où ce premier retour européen se jouera, à 20h45 en direct sous les caméras de la chaîne l’Equipe.

Sept ans que Montpellier a quitté cette Coupe d’Europe féminine (2010), encore balbutiante pour ses débuts (2002) pour voir éclore le succès de l’Olympique Lyonnais, jouant le titre six fois à compter de 2010 pour le conquérir quatre fois.

Sept ans cela semble bien trop loin pour qu’on puisse en faire référence. Le football féminin a totalement évolué. Le nombre d’équipes en jeu est bien plus conséquent. Les niveaux athlétique, technique et tactique sont sans commune mesure pour une pratique qui aujourd’hui se professionnalise un peu partout, mettant en valeur l’amateurisme des clubs qui arrivent néanmoins à performer quand, à contrario, on ressortait la force et l’envergure des clubs professionnels, peu nombreux dès lors que leurs performances étaient au RDV.

Un nouveau Montpellier qui doit se créer une nouvelle Histoire.

C’est un nouveau Montpellier qui doit recevoir avec l’ambition de donner du jeu « On se doit d’emballer la rencontre, de mettre de l’allant, de l’envie pour amener notre public avec nous. » pour Jean-Louis Saez qui sait à quel point ce passage européen est fondamental pour la crédibilité de Montpellier au niveau européen. En effet, les joueuses internationales étrangères sont essentielles à la réussite d’une performance en France avec le PSG et l’Olympique Lyonnais dans son championnat.

La possibilité d’être européen sont un des atouts pour recruter et le dernier résultat face à l’Olympique Lyonnais, avec une défaite (0-5) à domicile montre bien que les féminines de Reynald Pedros évoluent dans un autre monde, ne laissant de disponible que la seule seconde place européenne. Avec de nombreux prétendants.

Des internationales nombreuses mais jeunes en sélections.

Les filles de Jean-Louis viennent donc jouer et construire une Nouvelle Histoire avec une équipe solide constituée d’internationales françaises, espagnole, suédoise, danoise, belge et néerlandaise mais dont le nombre de sélections ne leur permet pas de se reposer sur cette simple et forte vérité.

C’est certainement avec l’allant de la jeunesse et l’envie de vaincre que le résultat de ce premier match se fera où il manquera, à l’évidence, la percussion de Sofia Jakobsson (Suède), qui ironie de l’Histoire, avec été celle qui avait éliminée en demi-finale, les Montpelliéraines en marquant le but égalisateur avec Uméa lors de leur dernière production européenne (Source footofeminin.fr).

En face, elles trouveront un club finaliste en 2009 et une gardienne qui connait bien les françaises : Iryna Zvarych pour avoir joué une demi-saison avec le Fcf Juvisy et une autre demi-saison avec Montpellier. La capitaine de la sélection ukrainienne, grande voyageuse internationale, pourrait être un rempart qu’il va falloir conquérir dans une équipe, leadeur de son championnat. « Si je ne connaissais pas cette équipe de Montpellier pour y avoir joué quelques mois en 2014, je dirai que c’est un bon tirage car cette équipe n’a pas joué la Coupe d’Europe depuis longtemps, mais j’ai eu la chance de côtoyer certaines joueuses, d’être à l’entraînement avec elles et je ne dirai donc pas que c’est un bon tirage. »

Retrouver un allant.

Le match face à l’Olympique Lyonnais, sous une pluie battante, a été une douche froide. Il aura eu l’avantage d’informer Montpellier sur la nécessité de remettre le jeu et l’ambition offensive qui avait fait le bonheur de l’équipe de Jean-Louis Saez, au coeur du jeu et que les jeunes joueuses internationales de l’équipe montpelliéraine montrent, dans ses matchs de clubs, qu’elles ont le potentiel pour porter leur équipe nationale, au plus haut de l’objectif qui se dessine actuellement : le Mondial 2019.

Le match contre l’OL, quatre fois Championnes d’Europe et au travail pour un 5è titre historique qui serait alors le 3è consécutif aurait pu être cette première rampe de lancement et cette vérité. Cette nouvelle occasion, là européenne, trois jours après, ne devrait pas être mise de côté.

Montpellier a sa nouvelle histoire en mains. Elle a de nombreuses armes pour l’emmener loin.

William Commegrain lesfeminines.fr

Equipe de Montpellier lors de la dernière rencontre de championnat : 30-Méline Gérard, 4-Marion Torrent, 5-Laura Agard, 23-Linda Sembrant ©, 7-Sakina Karchaoui (13-Marion Romanelli 70′), 6-Anouk Dekker, 8-Sandie Toletti (26-Manon Uffren 70′), 17-Janice Cayman, 14-Virginia Torrecilla Reyes, 11-Katrine Veje, 15-Stina Blackstenius (21-Valérie Gauvin 79′), Entr.: Jean-Louis Saez

Non utilisées : 16-Laëtitia Philippe, 24-Lindsey Thomas

Gilles Eyquem, Sandrine Roux et Sandrine Ringer. Les adjointes de Gilles Eyquem. Crédit Fifa. Lesfeminines.fr
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william commegrain

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Spécialisé dans le football féminin de l'élite.