3è finale consécutive où l’OL est mené en finale de la Coupe de France.

L’Olympique Lyonnais en est à sa 6è finale consécutive mais personne ne peut dire que les trois dernières ont été gagnées à la lyonnaise. Sans coup férir ! A moins que cela ne soit la marque de fabrique des lyonnaises en Coupe. Tout dans la difficulté et l’opposition.

En 2015, c’est Montpellier qui avait mené 0-1 à la mi-temps sur un superbe but de Sofia Jakobsson (1’20 ») pour perdre 2-1 (Ada Hegerberg, Lotta Schelin).

En 2016, c’est encore Montpellier qui a mené (0-1) à la 2′ pour se faire remonter et perdre (2-1) avec un but de Gridge Mbock et un superbe but de Louisa Necib et pour cette édition 2017, c’est encore le challenger Paris Saint Germain qui a mené au score (0-1) sur un superbe but de Cristiane pour finir par remporter son 9è titre et 6è consécutif lors de la séance des tirs au but.

Le Paris Saint Germain a fourni une copie propre, idéale pour donner le titre.

Autant lors de la 21è journée de championnat, les parisiennes avaient montré des lacunes importantes tant sur le plan technique que tactique ; autant lors de cette finale, les filles de Patrice Lair n’ont laissé aucune aspérité aux championnes de France 2017, pourtant habituées à trouver des failles chez les adversaires.

La défense parisienne a été au top.

Il a fallu une décision réglementaire de l’arbitre pour que d’un acte habituel d’anti jeu dans la surface sur un corner, elle applique logiquement un règlement qui depuis longtemps, est passé aux oubliettes de tous les matches masculins et, il a fallu pour les féminines parisiennes, que cela soit dans un match féminin qu’elles trouvent l’arbitre la plus juste pour une finale !

C’est tout à la réussite des lyonnaises qui ne vont pas en manquer lorsque Saki Kumagai, impératrice des pénalties puisque c’est elle qui avait donné la Coupe du Monde au japon en 2011 comme la Coupe d’Europe 2016 à l’OLympique Lyonnais, glisse un tir que Katarzyna Kiedrzynek touche sérieusement pour que la balle s’envole dans les airs .. tout en finissant dans les filets parisiens (33′).

C’est l’égalisation lyonnaise qui est loin d’être méritée tant les fenottes balbutient leur football et leurs transmissions, n’arrivant jamais à aligner plus de trois passes consécutives pour former une action et ainsi se trouver dans les 25 mètres parisiens.

C’est qu’elles doivent commencer à s’interroger, notamment quand elles ont vu la magnifique ouverture du score parisienne sur une balle de contre lancée par Grace Geyoro qui prend bien soin de ne pas servir au centre où se trouve, en général le TGV lyonnais Elodie Thomis, pour envoyer un missile brésilien dénommé Cristiane, qui s’impose à Amel Majri et, pied inversé, revient sur elle pour nicher une balle qui va exactement dans la lucarne opposée. Si près des montants, qu’elle en est incroyable. (Cristiane 0-1, 7′). Nous sommes au tout début du match et les parisiennes sont remontées pour tenir toute la rencontre.

L’Olympique Lyonnais s’impose sur des détails

L’arbitre siffle la mi-temps sur un constat surprenant : l’Olympique Lyonnais n’a eu qu’une seule occasion sur un débordement d’Amel Majri et une superbe interception de Katarzyna Kiedrzynek quand de son côté, le PSG est sorti plusieurs fois pour inquiéter la défense de Lyon, avec des tirs qui même s’ils sont hors cadre, ont le mérite d’être là.

On cherche la production de Dzsenifer Marozsan, nommée meilleure joueuse de la D1F, qui semble à bout de souffle sur cette fin de saison et Camille Abily n’arrive pas à trouver les solutions offensives qui font que le jeu lyonnais devient dangereux, faute de voir des joueuses réellement démarquées.

Eve Perisset et Ashley Lawrence réalisent un superbe match sur les côtés, permettant aux trois centraux de ne pas se décaler à l’excès du centre. Le tout formant une toile où les lyonnaises n’arriveront même pas à bouger.

La seconde mi-temps commence sur un temps plutôt calme et les deux équipes savent que le temps fort va bientôt survenir. Chacune sachant que si l’une craque, elle remportera le titre.

A ce jeu, l’OL présente de meilleures dispositions mais trop peu nombreuses pour faire basculer la défense parisienne et on verra un superbe arrêt de Katarzyna Kiedrzynek sur Ada Hegerberg, servie par Elodie Thomis. Le reste sera combat et opposition et si Gérard Prêcheur ne fera rentrer aucune joueuse, Patrice Lair a semblé avoir l’esprit à Cardiff pour ne pas griller toutes ses cartes et c’est Cristiane, Grace Geyoro et Marie-Laure Delie qui sont mises au repos pour laisser entrer Ouleymata Sarr, Aminata Diallo et Véronica Boquete.

Il est impossible aux deux équipes de se départager, toujours entre le jeu à produire et la défense à assurer.

Des tirs aux buts à suspense. 

C’est donc l’inévitable épreuve des tirs aux buts qui commencent, donnant autant de chances à l’une comme à l’autre des deux adversaires. Si l’Ol a l’habitude des titres, c’est moins le cas pour le PSG et on mesure alors qu’il est tout à fait possible que la même situation se présente à Cardiff pour un titre, encore plus important, celui européen.

Le sort voudra qu’Irène Paredes ratera son tir au but comme 5ème tireuse quand Saki Kumagai fera de même en trouvant le poteau. Phénomène si rare que cela fera penser à Wendie Renard, la capitaine lyonnaise, que le sort n’était pas avec elles et tout le contraire à Laura Georges, du PSG !

Sauf que la jeune Ouleymata Sarr trouvera à la 7è tentative du PSG la gardienne Méline Gérard et l’Histoire voudra qu’Ada Hegerberg, meilleure joueuse UEFA 2016 et meilleure buteuse de la D1F 2016, enverra une mine sous la barre de Katarzyna Kiedrzynek pour donner à l’Ol, sa 6ème Coupe de France consécutive.

Encore une de gagnée après avoir été menée !

Le PSG a montré des qualités défensives fortes. L’Olympique Lyonnais va maintenant devoir réfléchir à une autre gestion du jeu s’ils veulent remporter le titre européen le 1er Juin quand le PSG est sorti avec beaucoup d’amertumes mais aussi d’espoirs sur cette finale.

Des sources de motivations qui devraient donner à la première finale franco-française, un « sacré niveau ».

William Commegrain lesfeminines.fr

OLYMPIQUE LYONNAIS (1-1) PARIS SAINT GERMAIN. Stade de la Rabine à Vannes. Arbitres : DALLONGEVILLE SOLEN. Arbitre assistant 1 : COPPOLA ELODIEArbitre assistant 2 : LOIDON ANAELLE. 75′ carton jaune Griedge MBock. 85′ carton jaune pour Eve Perisset. 90′ Kiedrzynek.

  • . 7′ But de Cristiane (0-1)
  • . 33′ égalisation de kumagai sur Pénalty

OLYMPIQUE LYONNAIS : GERARD – BOCK, BUCHANAN, RENARD (CAP), MAJRI – KUMAGAI, ABILY, MAROZSAN – HEGERBERG, LE SOMMER, THOMIS. COACH : GERARD PRECHEUR : BOUHADDI, HOUARA D’HOMMEAUX, PETIT, LAVOGEZ, TARRIEU, HENNING, SEGER.

PARIS SAINT GERMAIN : KIEDRZYNEK – LAWRENCE, GEORGES, DELANNOY, PAREDES, PERISSET – GEYORO (71′ DIALLO), FORMIGA, CRUZ (BOQUETE, 82′) – DELIE, CRISTIANE (67′, SARR). COACH : PATRICE LAIR : GEURTS, BOULLEAU, ANDONOVA, MORRONI.

Coupe de France. Source fff.fr. lesfeminines.fr
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Spécialisé dans le football féminin de l'élite.