Le Paris Saint Germain de Patrice Lair reçoit Dimanche le Saint-Etienne d’Hervé Didier pour une place en finale de la Coupe de France 2017.

Elles sont nombreuses les joueuses à vouloir passer cet obstacle car certaines, dans les deux camps, ont connu le plaisir des émotions gagnantes dans une finale, tout en connaissant, pour les autres saisons, la dureté des échecs et des arrêts prématurés. En 2015, le PSG s’était fait sortir à ce stade de la compétition par Montpellier (2-2) 4 tirs au but à 3 quand pour Saint-Etienne, l’élimination avait été subie face à un club de D2, le Fc Vendenheim (1-0) en Alsace.

Les coachs comme les clubs sont dans cette attente.

L’attente est plus forte du côté du PSG, à la recherche d’un titre depuis sa cinquième saison, et qui semble à chaque fois s’échapper comme les demis européennes s’éloignent chez les Hommes. Sans raison, mais avec raisons à la fin du match. Patrice Lair, breton, nouveau coach verrait bien se poser sur le banc pour une finale à Vannes, après un parcours en demi-teinte dans la seconde partie du championnat 2017.

Un accès plus inattendu du côté de Saint-Etienne qui depuis trois saisons, se bagarre avec la ligne rouge de la descente, pour s’en extirper dans les dernières journées en sachant qu’ Hervé Didier, serait bien heureux d’aller vivre une finale à Vannes pour ses derniers jours sur le banc stéphanois.

Les joueuses connaissent la rareté d’une finale et encore plus d’un titre.

A l’inverse de la demi-finale qui opposera, de l’autre côté, Hénin-Beaumont à l’Olympique Lyonnais où le club rhodanien est habitué aux titres avec cinq coupes de suite et où le plaisir sera le fil conducteur pour les amateurs du Nord ; dans cette demi-finale, quelque soit la situation de chacun en championnat, il y aura, de la part des joueuses, une volonté de passer ce tour.

Elles sont nombreuses celles qui n’auront pas pu mettre leur nom sur la Coupe, qui courent après ce titre et elles le diront et le communiqueront à leurs partenaires.

2010 et 2011 sont loin, d’autant plus que le football féminin se rapproche du football masculin avec des joueuses qui maintenant, restent deux à trois saisons dans un même club, quand auparavant, elles pouvaient y faire leur carrière sportive.

Le Paris Saint Germain en 2010 et ses joueuses qui ont connu ses finales de Coupe.

Un titre. Qui reste-t-il au PSG depuis 201 et surtout après 2012 ? Seules Laure Boulleau qui revient de blessures comme la kiné actuelle du PSG, Gwanaelle Pelé, à cette époque joueuse, ont gagné la finale 2010 et sont encore de l’aventure en 2017 quand Sabrina Delannoy, exceptionnellement, n’était pas sur la feuille de match.

Le Paris Saint Germain de Camillo Vaz avait fait un véritable exploit cette année là, en battant l’épouvantail montpelliérain de l’époque, titulaire d’une finale et de 3 Coupes sur le score de (5-0).

Elles sont un peu plus nombreuses en 2008, à avoir vécu la finale en 2008, perdue 3-0 devant l’Olympique Lyonnais naissant et 700 spectateurs  au Stade de France avec Sabrina Delannoy, Laure Boulleau, Sophie Perrichon comme la jeune Aude Moreau, passée ensuite chez les Amazones ; et au Mans, en 2014, ce seront ce sont les mêmes parisiennes que nous retrouveront avec en plus Laura Georges et Marie-Laure Delie qui la laisseront aux mains des lyonnaises, pour qu’elles continuent leur série actuelle (cinq titres de suite) commencée en 2012.

Saint-Etienne en 2011 et ses joueuses qui ont connu ses finales de Coupe.

Un titre. De son côté, les Amazones ont eu aussi leurs heures de gloire avec la Coupe de France. D’abord en se l’appropriant l’année suivante (2011) à la suite d’un parcours incroyablement favorable en n’ayant jamais rencontré une équipe de D1F jusqu’en finale, où là encore, ce seront les Montpelliéraines qui en feront les frais, sur un (0-0) dans le temps réglementaire pour s’incliner (2-3) aux tirs au but en faveur des stéphanoises qui donneront le titre à Aude Moreau et Charlotte Gauvin, toujours présentes.

Une finale. Puis une seconde fois, en faisant l’exploit d’éliminer  le Paris Saint Germain en demi-finale à domicile (2-0) après un parcours qu’auront connues Aude Moreau, Charlotte Gauvin, Maeva Clemaron, Candice Gherbi, Léonie Fleury et Audrey Chaumette avec un Coupe 2013 qui restera la propriété de l’Olympique Lyonnais, alors coaché par Patrice Lair (3-1).

Sur les vingt deux joueuses qui s’aligneront Dimanche pour un ticket en finale, si leur club a une Histoire avec la Coupe de France ; aucune des joueuses n’a assez vécu d’aventures avec Dame Coupe pour vouloir s’en passer.

On ne néglige pas Dame Coupe de France.

Alors, elles la voudront. Cela passera par une qualification au Camp des Loges, pour l’une ou l’autre des deux équipes. Même Shirley Cruz et Laura Georges qui ont commencé la série gagnante de l’Olympique Lyonnais pour la quitter en 2012 connaissent la rareté, d’abord d’une finale (éliminée en 2013, 2015, 2016), et ensuite de sa victoire.

Des quarts de finale qui ont donné beaucoup d’espoirs aux deux équipes.

Les deux équipes ont réalisé deux très beaux quarts de finale avec une superbe rencontre parisienne face à Juvisy, menant par Marie-Laure Delie pour le PSG, et qui s’est terminée à la deuxième série des tirs au but (6-5) après une égalisation magnifique d’Estelle Cascarino à la toute fin du match (1-1).

Alors que de son côté, Saint-Etienne est allé gagner à Montpellier sur le score de (0-1). face à l’équipe actuellement seconde du championnat et double finaliste de la Coupe de France en 2015 et 2016. Un superbe exploit.

La situation en championnat, peut-être la clé de l’espoir.

Si le Paris Saint Germain a eu la main sur le match de championnat face à Saint-Etienne qui s’est terminé sur le score de 4-0, avec 3 buts vite réalisés en première mi-temps ; Saint-Etienne peut aussi se mobiliser sur une fin de saison avec l’opportunité rare de faire un finale, qui serait, pour toutes Amazones, une très belle carte de visite (3 finales) pour un club qui ne possède pas les moyens de pouvoir prendre une récompense en championnat (les deux premières places).

Si on connait la force parisienne avec ses internationales, on sait aussi qu’elle a connu des « trous d’air » inexplicables pour des filles qui ont le statut de professionnelles, sinon pour d’autres raisons que c’est une équipe qui se construit, avec ses irrégularités dans la saison (défaite face à Montpellier, l’Olympique de Marseille et match nul face à Guingamp).

Seulement, le Paris Saint Germain a dans son objectif d’avoir un titre. Et d’une demi-finale à une finale, il n’y a qu’un match à gagner.

Les appétits seront très aiguisés du côté du Camp des Loges ; d’autant plus que les stars étrangères (Véronica Boquete, Irène Paredes, Cristiane, Formiga) sont venues en France pour avoir des titres.

Chez les féminines, c’est une des motivations principales. Je me rappelle encore du gros plan d’Eurosport sur le visage de Caroline Seger lors de l’élimination du PSG à Montpellier en demi-finale la saison dernière. Il m’a semblé que c’est à ce moment là qu’elle est devenue certaine de ne pas renouveler au Paris Saint Germain.

Tout cela donne ses chances à Saint-Etienne et le statut de favori aux parisiennes.

William Commegrain lesfeminines.fr

Le PSG reçoit l'ASSE. les deux équipes auront beaucoup d'espoir d'aller en finale. Crédit William Commegrain. Lesfeminines.fr

Le PSG reçoit l’ASSE. les deux équipes auront beaucoup d’espoir d’aller en finale. Crédit William Commegrain. Lesfeminines.fr

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william Commegrain

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Spécialisé dans le football féminin de l'élite.