Cette semaine FIFA est intéressante car les possibilités pour juger, « sur le pré carré » les jeunes pousses françaises qui s’imposent dans la D1F ne sont pas légions dans le cadre d’un match international avec l’équipe A. Les Grace Geyoro, Sandie Toletti, et Delphine Cascarino (forfait) qui brillent avec le PSG, Montpellier et l’OL doivent maintenant porter le flambeau des espoirs français de 2019 que la génération 2009-2015, faite souvent d’un même bloc de joueuses, va à plus ou moins court terme leur transmettre.

C’est tout la difficulté de l’équipe que construit Olivier Echouafni avec à chaque nouvelle génération de deux ans, une intégration de quelques joueuses ce qui fait une équipe de France avec une structure en « mille-feuilles » au niveau des âges et qui doit trouver sa cohésion et sa force dans le jeu.

Ainsi, en défense, on trouve pas moins de trois jeunes pousses avec Eve Perisset, Sakina Karchaoui et Aissatou Tounkara pour une sélection défensive qui se reposera sur ses ainées comme Sarah BouhaddiLaura Georges, Wendie Renard et Jessica Houara. Griedge Mbock commençant à être dans les deux catégories d’âge.

Le milieu et l’attaque françaises sont bien plus expérimentées. Notamment avec des centenaires en sélection comme Camille Abily, Elise Bussaglia, Gaetane Thiney, Marie Laure Delie et Eugénie Le Sommer. 

Au milieu, s’insère une génération a plus de 20 sélections qui souvent a connu deux compétitions internationales avec les A (la Coupe du Monde 2015 et les JO 2016) avec Claire Lavogez, Kadidiatou Diani, Amel Majri, Camille Catala, Annaig Butel, Meline Gérard et Laetitia Philippe les mettant dans l’obligation, maintenant, de s’imposer comme leadeurs et sources d’espoirs pour l’Euro 2017 comme pour la Coupe du Monde 2019 organisée en France.

Trouver une cohésion qui soit une force française.

La difficulté étant que le niveau à atteindre par l’équipe de France, est celui de troisième mondial sur le plan de la FIFA mais quasiment plus fort dans l’esprit du plus grand nombre avec la force lyonnaise (trois fois championne d’Europe) et parisienne qui ont dépassé les frontières.

Il faut voir le jeu des françaises comme un spectacle, avec ses hauts et ses bas. L’homogénéité du jeu au plus haut niveau obligeant à des moins bonnes performances et la finale des Jeux Olympiques de Rio est à ce titre, un exemple. L’Allemagne et la Suède s’étant éloignées d’un jeu champagne et dominateur pendant 90′ pour se concentrer sur des moments forts et se structurer sur ses moments faibles.

La France produit, individuellement, des jeunes joueuses d’une très grande qualité et ces joueuses ont un challenge qui se proposent à Elles.

Transformer leurs talents en victoires et en titres. Avec l’obligation simple de prendre le meilleur sur leurs adversaires. Aujourd’hui, plus nombreux. Le football féminin prend de la consistance.

Pour cette rencontre amicale sur l’Ile de la Réunion, la France rencontre l’Afrique du Sud dans des conditions idéales. Avec des spectateurs totalement acquis à sa cause ; un temps et un environnement idéal ; et une différence de niveau importante entre les deux équipes.

De quoi se faire plaisir pour les jeunes joueuses françaises.

William Commegrain lesfeminines.fr

En direct sur Cstar. France – Afrique du Sud. 18h00. Dimanche 22 janvier 2017.

Bruno Bini et l'équipe de Chine vont vendre chèrement leur peau face à l'Allemagne pour une place en 1/2 Finale Olympique. Crédit FIFA. lesfeminines.fr
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william commegrain

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Spécialisé dans le football féminin de l'élite.