Revenir sur Terre et s’intéresser à la dernière journée de la D1F, après une telle performance lyonnaise pour le candide du football féminin, cela ne va pas être simple. A moins que ce simple argument ne suffise ?

“Cinq clubs jouent leur maintien en D1F sur ce dernier match de la saison.

Une victoire ou un nul et c’est la quasi-certitude de rester en D1F pour jouer la saison 2018-2019 sous les caméras de Canal Plus avec le bonheur ou le privilège de recevoir l’Olympique Lyonnais ou le Paris Saint Germain pour animer la trésorerie et l’image des sections féminines, “filiale” pauvre de la holding masculine.

Une défaite et les voilà au bord du terrain, côté banc, à suivre le score qui vous donne le résultat qui fait du bien ou qui vous plonge dans la D2F. D’où on ne revient qu’à la condition de conserver son effectif, souvent volatil pour rester dans l’élite, quand les contrats fédéraux et salaires sont seulement réservés aux meilleures de l’échelon inférieur.

Quel est le club le plus mal loti ? 

La réponse est tant administrative que conjoncturelle. L’EA Guingamp avec 19 points est condamné à la descente si les filles “de Saint Brieuc” perdent contre l’Olympique de Marseille, déjà en D2F depuis deux journées. Elles redeviendront les filles de “Guingamp” si, à contrario, elles l’emportent à domicile contre un OM qui pourrait être démobilisé mais qui ne devrait pas l’être, aux consignes prévisibles de Christophe Parra.

Quoi que, si toutes les équipes du bas gagnent, alors on resterait avec le même classement ! Guingamp, redeviendra “Saint Brieuc” dans l’esprit des gens.

La saison des bretonnes n’aura pas été de tout repos avec visiblement des problèmes d’interactions entre le Président et gendre de Noël Le Graet et cette section féminine (intégrée depuis la saison 2012) qui se bat sans moyens, comme bon nombre de sections féminines autres que les cinq premières du championnat. La grève des joueuses a du mal à passer face à un management autoritaire de la situation.

A voir quels seront les effets d’une telle situation sur la performance des bretonnes ? Aux quels il convient d’ajouter la fin de collaboration avec la coach Sarah M’Barek, seule femme sur les douze coaches de la division d’élite. Sans qu’on ait une idée de son ou sa successeure. Coach de D1F ou de D2F ?

Si Guingamp prend un point ou plus, et en fonction du résultat des autres, alors le goal average particulier va faire son office.

La règle : Un match perdu donne 0 points, le nul rajoute 1 point et la victoire 3 points. En cas d’égalité entre deux clubs, le premier critère est celui du goal average particulier, le second est celui de la différence générale de but (entre parenthèse). Il convient d’ajouter, au scénarii, les buts encaissés comme marqués de cette journée qui sera très anxiogène. Réflexion qui n’est pas rien quand on voit la différence générale entre Lille et Albi !

Réponses, dimanche, 15h00 sur les six stades de France. 

  • . 11è Guingamp (19 points, -17), reçoit l’Olympique de Marseille (12è), est :
    • à égalité parfaite avec le Losc (20 points) et
    • possède un goal average défavorable avec Albi (20 points) et le FC Fleury (21 points)
    • alors qu’il est favorable face à Rodez (22 points).
  • . 10è Lille (20 points, -24) va à Bordeaux (6è, 22 points), est :
    • à égalité parfaite au goal average particulier avec Guingamp (19 points) et Albi (20 points).
    • Il est favorable face à Fleury (21 points)
    • et défavorable face à Rodez (22 points).
  • . 9è Albi (20 points, -23), se déplace à Montpellier (3è) dans un derby, est :
    • à égalité parfaite avec Lille (20 points) et Rodez (22 points).
    • Il est favorable face à Guingamp (19 points) et Fleury (21 points).
  • . 8è Fleury 91 (21 points, -23), jouera contre son voisin le Paris FC (4è) à Charlety :
    • a un goal average particulier défavorable contre Albi (20 points) et Lille (20 points).
    • Il est à égalité avec Rodez (22 points)
    • et favorable face à Guingamp (19 points).
  • . 7è Rodez (22 points, -24), se déplace à Lyon (1er) :
    • a un goal average particulier défavorable contre Guingamp (19 points),
    • et à égalité parfaite contre Albi (20 points) et Fleury (21 points).
    • alors qu’il est favorable contre Lille (20 points)

Du côté du haut du tableau, si l’Olympique Lyonnais n’a plus qu’à se concentrer sur sa finale de Coupe de France pour le 31 mai face au PSG, les parisiennes (53 points) doivent assurer au moins un point pour avoir la garantie de la seconde place européenne.

En cas de défaite face à Soyaux (5è, 24 points), il suffirait de trois points à Montpellier (face à Albi) pour prendre la seconde place en bénéficiant de son goal average particulier favorable face au PSG.

Une journée interdite aux cardiaques car si il y a bien une chose à reconnaître au football féminin, c’est sa détermination à essayer de gagner, quel quel soit la situation ! Il n’y a pas plus déterminée que des filles qui jouent au foot.

Attention à votre coeur de supporter et laissons les spécialistes de la calculette, s’évertuer à valider tous les scénarii.

William Commegrain lesfeminines.fr